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Le courage de dire, la volonté de faire

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Nous l'avions annoncé ! le CNI risquait de ne pas voter la réforme de la

Je vous fais part ce soir d'un entretien que Gilles Bourdouleix a accor constitution .dé à l'hebdomadaire "MINUTE" paru dans sa livraison du 28 mai
Ces prises de position présentées par Gilles est la suite logique des débats que nous avons eu au CNI sur la réforme de la constitution voulue par le Président de la République. Nous avons à plusieurs reprises réagi, que ce soit lors du dépôt du rapport de l'ancien premier ministre Edouard Balladur, puis suite à l'annonce du souhait  du président de la république de voir retiré du projet présenté au parlement l'article 33 modifiant l'article 88-5 de la constitution. Nous avions , à ces différentes époques tant  sur le site du CNI que sur ce blog, fait part de nos positions en contradiction avec les souhaits présidentiels et gouvernementaux.
Sur la "modernisation " proposée de la constitution, je rapelle que nous avions organisé un débat national au travers de l'ensemble de nos fédérations qui avait abouti à un projet diffusé en son temps et qui fut présenté lors d'un dîner débat à Paris par le rapporteur national de la commission , Gilles Bourdouleix.


" MINUTE " du 28 mai 2008

 LE POINT DE VUE DE LA SEMAINE

 Gilles Bourdouleix, député (CNI) du Maine-et-Loire : « Il faudrait enfin avoir le courage de parler avec la Turquie et de lui dire non ! »

 Gilles Bourdouleix, député du Maine-et-Loire et Maire de Cholet depuis 1995, est aussi porte-parole du CNI, le Centre National des Indépendants.

Il ne votera pas pour le projet de loi constitutionnelle. Pour lui, la Turquie dans l' Europe, c' est non . Le vote des immigrés, c' est non. La proportionnelle, c' est non aussi.

Ou alors, si on insiste, à toute petite dose. c' est dommage.

 Minute : Le CNI votera-t-il le projet de loi constitutionnel de modernisation des institutions ?

 Gilles Bourdouleix : Nous avons déposé une vingtaine d'amendements. Je crois que Christian Vanneste [député du Nord, vice-président du CNI] n'était pas enthousiaste, mais nous n’en avons pas encore parlé plus précisément. Et en ce qui me concerne, il est certain que je ne le voterai pas !

 Pourquoi ?

J'étais favorable à une vraie réforme des institutions. Avec le quinquennat, par exemple, immédiatement suivi des législatives, pourquoi ne pas prendre acte que le régime est devenu semi-présidentiel ? On pourrait aménager un cycle, pour éviter la cohabitation. Le chef de l' Etat deviendrait officiellement le chef de l' exécutif, menant la politique de la France, et son premier ministre y serait associé. En cas de crise, comme un décès par exemple, toute élection présidentielle anticipée serait accompagnée d' une dissolution de l' Assemblée Nationale.

Je trouve que l' on multiplie des bricolages sur un texte qui est tout de même la Constitution ! On est en train de la détruire en ajoutant de petits « bidules » insignifiants... Même les amendements sont amenés n'importe comment !

 Des exemples ?

Le fameux article 33, modifiant l'article 88-5 de la Constitution. Il libérait le chef de l' Etat de recourir obligatoirement au référendum en cas d' entrée d' un nouveau pays dans l' Union européenne . Un amendement l'oblige à y recourir pour tout pays dont la population est supérieure à 5 % de la population européenne. C' est grotesque !

Et pourquoi ne pas en proposer un autre, qui obligerait à un référendum pour l'adhésion de tout pays dont l’orthographe commence par un «T» et qui a un « quie » à la fin ? Il faudrait enfin avoir le courage de parler avec la Turquie et de lui dire « non » !

La Turquie n' est pas dans l' Europe, c' est incontestable ! Le peuple a été consulté en 2005, le résultat était clair ! Il est inutile d'y revenir. Au CNI, nous pensons qu'il est indispensable de maintenir l' article 88-5 et de rendre obligatoire le recours au référendum pour toute nouvelle adhésion à l' UE.

 Vous vous êtes aussi opposé au droit de vote des étrangers aux élections locales...

Ce qui a valu à Christian Vanneste un bel éclat de Noël Mamère (1). Mais enfin, la motivation du CNI pour s'y opposer est pourtant parfaitement logique : un étranger... n' est pas un citoyen français ! Etre citoyen français, c' est avoir la nationalité : elle n' est pas impossible à obtenir. Si on ne l' a pas, c' est que l' on souhaite rester étranger, ce qui est honorable, mais cela signifie que l' on rentrera dans son pays à plus ou moins long terme. Donc cela exclut le droit de participer à notre vie politique.

J' ajoute que cela ne pourrait, au mieux, s' envisager que dans le cadre d' une réciprocité avec les pays de nos ressortissants étrangers . Mais ce n' est pas franchement pour demain ! Le droit de vote des étrangers aux élections locales n' est admis que pour les ressortissants de l'Union européenne, ce qui est encore, logique : nous sommes en train de participer à un vaste projet commun . Et la réciprocité est inscrite dans les textes !

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