Le courage de dire, la volonté de faire
Je suis un peu débordé en ce moment, aussi je remercie Gérard de m’adresser ce type d’informations ! Celle là a le mérite une fois de plus de vérifier que le cœur n’est pas forcément une qualité réservée à la gauche, et au PS en particulier ! En cette période de difficultés économiques et sociales qui voit le PS participer ou soutenir les manifestations orchestrées par ses amis syndicalistes elle apporte un éclairage instructif et édifiant !
Force est d’imaginer ce que nous lirions – ou entendrions, de la part des médias et des donneurs de leçons de gauche, si ce type de réflexions, pour le moins sectaires et méprisantes, avaient été émises par un homme politique classé à droite !...
« ...Les pauvres et leurs bagnoles seraient des gêneurs. En tout cas, leur présence heurte apparemment le très socialiste député de la Rochelle, Maxime Bono. Lequel dénonce la suppression du péage du pont de l’Ile de Ré qui risque de laisser entrer la populace au paradis des bobos.
Dans un article ahurissant paru dans « Libération » de lundi,. Maxime Bono, député-maire PS de La Rochelle, déplorait la suppression annoncée du péage du pont qui mène du continent à l’île de Ré. Cet élu de gauche, forcément de gauche, a déclaré que cette irruption de la gratuité sera(it), comme au pont d’Oléron (où le passage n’est plus payant depuis 17 ans) : « Une catastrophe, causant l’essor d’un tourisme à la journée, de moindre qualité, et une saturation des routes ». Maxime Bono, député-maire PS de La Rochelle, considère par conséquent, si les mots un sens, que les pauvres, en effet, saturant les routes, sont des salauds de pollueurs et qu’il faut les dissuader de venir s’ébattre sur les jolies plages de l’il de Ré .
Maxime Bono, député-maire PS de La Rochelle, considère, surtout, que les gueux impécunieux qui n’ont pas les moyens d’acquitter aujourd’hui les 16,50 euros (tout de même) de la traversée du pont de Ré, font de mauvais touristes – d’une qualité « moindre » que celle des visiteurs, mieux nantis, qui ont de quoi s’offrir, outre le passage, un séjour décent : d’une semaine, par exemple, plutôt que d’une seule misérable petite journée
La semaine dernière, une publicité du loueur de voitures Ucar -« les pauvres sont dégueulasses, ils polluent » - avait, à juste titre, provoqué une grosse polémique aussi bien dans les médias que chez nos hommes, et femmes, politiques. Ces déclarations pour le moins inadmissibles du député – maire PS de la Rochelle, Maxime Bono, curieusement, ne suscitent pas le dixième de l’indignation causée par cette pub. Comme si le mépris de classe populaire gagnait à être dit par un « socialiste »…