Le courage de dire, la volonté de faire
Vous aussi étudiants il vous faut prendre une part active à la grande manifestation de dimanche à Paris.
Communiqué du CNI,
Paris, vendredi 16 novembre
Face aux blocages des universités, le CNI appelle à la responsabilité et au respect de la liberté d’étudier.
« En faisant un amalgame entre les grèves des transports et le blocage des universités, les organisateurs se servent de vous. Réfléchissez, c'est vous qui serez, demain, confrontés au problème du financement de la protection sociale. Ceux qui défendent leurs avantages acquis au mépris de toutes les réalités financières, sont ceux qui creusent le trou que vous paierez demain. Ce sont des rétrogrades ! » explique la présidente du CNI, Annick du ROSCOÄT.
« Nous devons tous participer à l'effort national. La minorité vindicative et revancharde, qui fait grève au mépris de la majorité active, prive les citoyens de leur liberté de travailler et pourquoi... pour préserver leurs privilèges » ajoute-elle.
« Ne vous laissez pas faire par ces beaux parleurs qui vous manipulent, pendant que les étudiants des pays voisins s’affûtent, eux, pour relever les défis économiques de demain. Vous qui êtes des jeunes femmes et des jeunes hommes responsables réagissez. Votre avenir est entre vos mains » conclut-elle.
La loi du 10 août 2007 donne tout son sens au contrat pluriannuel passé entre l’Etat et les universités. Il permet d’en faire un vrai contrat d’objectifs et de moyens avec une évaluation tous les quatre ans. Pour 2008, les crédits budgétaires des universités bénéficieront d’un milliard d’euros supplémentaires, soit une augmentation de 8 % ou l’équivalent de 400 euros de plus par étudiant. D’ici 2012, un total de cinq milliards d’euros auront été consacrés à l’université.
Aucune disposition de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne concerne les frais d’inscription. Il s’agit d’une compétence de l’Etat et ceux-ci continueront d’être fixés par arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
L’entrée à l’université reste soumise à l’obtention du baccalauréat. La loi renforce néanmoins le principe de la liberté d’inscription en premier cycle. Elle permet ainsi de s’inscrire dans tout établissement de son académie de résidence, tout en maintenant la garantie d’inscription de chaque étudiant dans l’académie d’obtention de son baccalauréat.
Le fait que les universités soient amenées à recevoir des dons, de la part d’entreprises ou de mécènes, n’implique en aucun cas leur privatisation. En effet, les universités resteront seules maîtres de l’usage qu’elles feront de ces dons.
La valeur des diplômes des universités ne sera pas affectée par la réforme : ils sont et resteront nationaux, fixés par l’Etat.