Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le courage de dire, la volonté de faire

Publicité

Réforme des régimes spéciaux.....les grèves !

Les vérités sont toujours bonnes à dire et à redire. En ces jours où la minorité syndicale empêche les françaises et les français à se rendre, dans des conditions normales de transport, à leur travail, il est bon de redire ce qu'ils défendent. Dans le même temps ils s'attaquent à l'économie française, qui n'a pas besoin de ça, et réclament des améliorations salariales, ils cassent la branche sur laquelle nous sommes avec eux assis ! Il faut se souvenir et là aussi dire et redire que un peu plus de 8% seulement des français sont syndiqués, (il faudrait se poser la question du pourquoi de ce faible pourcentage alors que dans l'UNION européenne la moyenne est de 32% !) parmi eux figurent environ 60 % de fonctionnaires dont, toujours environ, 50% de cadres de la fonction publique ! 
Assez de corporatisme désuet. Il faut que les salariés du service public qui veulent travailler et acceptent la réforme des retraites, et il y en a, que les étudiants qui veulent étudier ( les étudiants en grève ça m'a toujours laissé perplexe !) rejoignent  Dimache 18 novembre à 15 heures les salaiés du secteur privé, ceux qui font vivre notre pays et préparent son avenir, la france silencieuse celle qui travaille, celle qui fait tourner la machine France. Sans eux l'exception de la politique sociale à la française serait déjà enterrée.

Réforme des régimes spéciaux

On leur paye leurs privilèges
et ils osent nous prendre en otage !
 
Salariés du privé
EDF et GDF
SNCF
RATP
Durée de cotisation
40 ans jusqu’en
2008 puis 42 ans
37,5 ans
37,5 ans
37,5 ans
Age moyen de départ à la retraite
61,3 ans
55,4 ans
54,6 ans
54,8 ans
Taux de cotisation employé
10,35 % à
10,55 % du salaire
12,13 %* du salaire hors prime
7,85 %* du salaire hors prime
7,85 %* du salaire hors prime
Base de calcul
25 meilleures années
Dernier mois
6 derniers mois
6 derniers mois
Revalorisation
Evolution des prix
Evolution des salaires dans l'entreprise
Evolution des salaires dans l'entreprise
Evolution des salaires dans l'entreprise
Décote par année manquante
10 % en 2005
6 % en 2015
Sans
Sans
Sans
Durée moyenne de retraite
17,7 ans
23,9 ans
26,4 ans
24,8 ans

* passage de 7,85 % à 12,13 % à compter du 1er février 2006 intégralement compensé par une revalorisation des traitements.
Ces avantages coûtent 8,5 milliards d’euros aux salariés du privé. Cela, alors même que nos retraites du privé sont bien moins avantageuses et que notre principale caisse (CNAV) est dans le rouge (- 4,7 milliards d’euros en 2007).
 
Avec Sauvegarde Retraites, Réagissez !

Contre manifestation

Le dimanche 18 novembre

15 heures

RASSEMBLEMENT À PARIS : PLACE DE LA RÉPUBLIQUE
DÉFILÉ JUSQU'À NATION
 
Faites circuler ce tract !
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
De Pierre Choderlos de Laclos dont vous parlez plus haut:«Le succès, qui ne prouve pas toujours le mérite, tient souvent davantage au choix du sujet qu’à son exécution.»Cela pourrait s'appliquer à Mr Sarkozy...Et comme il me semble à vous lire que vous avez des lettres, je vous soumet un petit poème recu dimanche:"Toi petite fourmi, boulot métro dodo Pendant que l'on se goinfre dans la France d'en haut Ne te rends-tu pas compte que l'on se fout de toi? Que tu sers la pâtée à ces messieurs les rois? Serre-toi la ceinture petit intérimaire La France est en faillite mais pas pour tout le monde Fourmi réveille-toi et mène cette fronde Contre ces grands patrons, politiques actionnaires. Car l'argent coule à flot dans les cours de la bourse Toi tu comptes tes sous lorsque tu fais tes courses Toi tu travailles plus pour un peu plus gagner Et enrichir Total et tous ces pétroliers. Peut-être es tu fourmi pas mouton de panurge! Slogan et propagande tels hallucinogènes? Pas de protestations, gare aux lacrymogènes? Pas de résignation, de celà je m'insurge. Semer la zizanie quelle efficacité Public contre privé, un bel os à ronger Pendant que le bon peuple se bat tels chiffonniers Ces messieurs engrangent dividendes et deniers. Le dicton n'est-il pas dans cette France riche Pour tous ces gens jetables qui servent de bonniches Travaille plus et paie plus, travaille plus longtemps Grâce à toi ma fourmi nous avons du bon temps"Bon lundi, comme il est déjà tôt.
Répondre
B
Monsieur Valmy c'est la loi , nous sommes dans un pays de droit. Cette fois les propositions du candidat Sarkozy était nette, précise, chacun a pu voter en connaissan,ce de cause.Essaéyez de trouver des élus qui font plus de 37 % des votants ? Vallas à Evry en 2001 a, si j'ai bonne mémoire, été élu maire avec pas beaucoup p)lus de 6 à 7000 voix pour une ville de 50.000âmes ! Pour rendre la démocratie plus participative, au CNI nous voulons que le vote soit obligatoire, se déroule en semaine et que les bulletins blancs soient comptabilisés.Chaque électeur aura ainsi , en fonction de ses convictions , ou de  sa lecture des promesses de campagne  voté pour un candidat et son  programme. Si les bulletins blancs devaient l'emporter cela aurait une signification forte, qui voudrait dire que les partis politiques seraient à côté de la plaque, loin des préoccupations des français ! comme le PS depuis quelques années et  particulièrement en 2007.
Répondre
V
".. Nousvivons dans une démocratie où la parole appartient certes  au peuple mais seulement lors des élections prévues par le calendrier constitutionnel." En gros, vous êtes pour " Vote et feme ta gueule !" ?Au fait, avez-vous fait les comptes? N.Sarkozy a été élu avec environ 37% des voix du corps électoral. Pas de quoi pavoiser.
Répondre
B
Merci Pat de me rejoindre pour défendre les positions de la droite républicaine, aujourd'hui la majorité des françaises et des français qui ont élu Nicolas Sarkozy à la présidence de la république pour 5 ans et lui ont donné une majorié plus que confortable à l'Assemblée Nationale. Et oui "Valmy" ces deux élections successives ont donné au Président de la république et à sa majorité, mission  de réaliser au plus vite les promesses de réformes faites lors des deux campagnes électorales du premier semestre de cette année 2007.Dès juillet sous l'impulsion du président, le parlement, Assemblée Nationale et Sénat, se sont mis au travail en votant les premières réformes, en particulier sur l'université et le service minimum, (plutot continu), au CNI nous regrettons même qu'ils ne soient pas allé aussi loin qu'il l'avait promis, en particulier sur les universités et surtout le service minimum en oubliant les transports aériens et navals ( france/Corse par exemple). Puisà la rentrée ce fut  la loi Hortefeux qui suscita les polémiques que l'on connait, avec toujours un peu de recul sur le texte initial. Aujourd'hui nous voila sur la réforme des régimes spéciaux avec les grèves qui, et oui "Valmy "gènent sinon empêchent nombre de nos concitoyens dans leur activité professionnelle. En mai et juin, les français ont dans une grande majorité demandé ces réformes, ils les appellaient de leur voeux depuis longtemps, et la situation actuelle créee par les grèves montrent l'urgence de leur application.Il est aisé, installé bien au chaud  devant un clavier d'ordinateur de philosopher sur la valeur sociale des grèves en oubliant que nous vivons dans une démocratie où la parole appartient certes  au peuple mais seulement lors des élections prévues par le calendrier constitutionnel. Nous sommes aussi un pays de droit, la politique ne se fait pas dans la rue. Dans un monde ou les difficultés économiques sont importantes, les réformes sont un passage obligé si l'on veut sauver notre système sociale, que vous le vouliez ou non. La dure loi économique, on peut le regretter fini toujours par avoir raison.  Les socialistes en on fait l'expérience, souvenez vous Mitterrand, Rocard et même Jospin."Valmy" une grande date de la république, La bataille de Valmy,  le 20 septembre 1792, est la première et décisive victoire des armées de la révolution française, commandées par Dumouriez et Kellerman, qui mit fin à une guerre déclarée à la Prusse par le roi LouisXVI ! A cette bataille qui symbolise le côté populaire de la révolution ont participé de nombreuses personnalités, des  généraux issus tant de la noblesse que du peuple, mais aussi un certain Cholderlos de Laclos qui restera dans l'histoire de notre pays comme écrivain avec ses "liaisons dangereuses" ! Le lendemain fut proclamée la république ! 
Répondre
V
 je viens de trouver un excellent article de Judith Bernard.  Permettez-moi  de vous en faire profiter et d'en faire un copié-collé, même si ca dérange quelques personnes. .  Bonne lecture et A bientôt !Des "otages" "empêchés" d’aller travailler : Ou comment les mots se trompent de guerrede Judith BernardIl faut, décidément, faire attention aux mots. On entend beaucoup ces jours-ci les usagers se plaindre que les grévistes les « empêchent » d’aller travailler. Or, au sens strict, ils ne les empêchent pas. Ils cessent de les y aider. C’est quand même très différent : les grévistes suspendent le service qu’habituellement ils rendent contre salaire, et renoncent à leur paie pour la durée où ils cessent de « servir ». Ils exercent ce faisant leur droit de grève, strictement incontestable.Que la grève constitue une nuisance est tout aussi incontestable, c’est même de là qu’elle tire son pouvoir relativement persuasif. Mais si elle est constitutionnellement garantie, c’est bien qu’elle est légitime dans son principe : elle est reconnue comme un instrument légal dans la négociation du rapport de force entre les employeurs et les employés. On observera au passage que la constitution prévoit donc bien que les relations entre ceux-ci et ceux-là sont susceptibles de prendre la forme de rapports de force, et qu’en somme les luttes sociales font partie du programme légitime de la société.A ce titre, le terme d’ « otage » dont les « usagers-vus-par-les-médias » à moins que ce ne soient les « médias-vus-par-les-usagers » nous abreuvent est parfaitement inacceptable, et même obscène. Obscène évidemment pour les otages, les vrais, ici et là en quelques coins de la terre. Inacceptable ensuite parce qu’il porte une représentation du corps social trompeuse et délétère. Dans corps social il y a corps : nous en sommes tous les membres, il n’y a pas de partie neutre, qui se trouverait prise au piège, « à son corps défendant », d’une problématique ne la concernant pas. Chacun est agent du devenir collectif, et nous sommes tous partie prenante de la lutte sociale qui se joue ici.On me répondra que c’est parce que nous sommes tous responsables du devenir collectif que les bénéficiaires de régimes spéciaux doivent contribuer à l’effort commun pour rendre possible le financement futur des retraites. Problème moral, plus qu’économique, puisque les personnes concernées représentent une part dérisoire du corps social, et que s’agissant d’économie(s), le gouvernement eût pu s’aviser d’en faire autrement qu’en tapant sur les petites retraites, en s’abstenant par exemple d’offrir l’équivalent de 90 fois la somme qu’il espère tirer de cette réforme, sous la forme de cadeaux fiscaux dont personne n’a réussi à prouver l’intérêt sur le plan collectif.Problème moral décidément, car si l’on veut vraiment tendre vers l’équité dans le système des retraites, il faut évidemment prendre en compte non seulement la pénibilité, mais l’espérance de vie moyenne propre à chaque corps de métier dans le calcul des pensions : seul moyen de rendre une politique de financement des retraites acceptable, parce que cohérente.Car la politique aussi fait corps, c’est un système symbolique complexe dont on attend au minimum de la cohérence. De la part d’un gouvernement de droite qui pratique une politique clientéliste et réserve à son sommet les privilèges les plus indécents (je songe notamment aux Centquarantepourcent, appelons-les comme ça puisque personne ne sait exactement de quoi il retourne), cette réforme-là est inacceptable. On ne demande pas un tel effort à ceux d’en bas quand on a fait tant de largesses à ceux d’en haut. C’est plus qu’un problème de communication. C’est un problème moral.J’avoue ne pas connaître assez les métiers concernés (tellement divers !) pour être absolument certaine que ces régimes spéciaux ne sont pas la juste compensation d’efforts particuliers déjà consentis. Et j’ose dire que ce n’est pas le cœur de la question. Le cœur de la question bat dans ce fameux corps social envisagé comme un tout, dont le « corporatisme », tant décrié et bien mal compris, n’est que la métonymie.Je m’explique : quand un corps de métier se bat pour que ses membres bénéficient d’une situation décente, c’est AUSSI à la décence des situations de travail en général qu’il œuvre. Sans doute les motivations des grévistes sont-elles pour partie (la majeure ? Et alors ?) personnelles. Mais DANS LES FAITS, leurs conquêtes construisent et consolident les droits des travailleurs en général. Notamment pour cette raison simple et évidente que lorsqu’ils échouent, le démantèlement de leur statut sert toujours d’exemple et de justification au démantèlement du statut voisin - comme le montre très exactement toute l’histoire de la réforme des retraites. TOUS les travailleurs ont donc intérêt à ce que CERTAINS travailleurs parviennent à défendre la décence de leurs conditions de travail : la lutte sociale ne s’arrête pas ce soir, les victoires des uns sont susceptibles de servir d’exemple, de modèle et de justification aux luttes - et aux victoires - des autres.Qu’elles le deviennent en effet dépend de nous : tous les travailleurs, y compris ceux du privé, ont le droit de se syndiquer, de faire grève, de lutter pour la dignité de leurs conditions de travail et de vie. Ces droits n’existent réellement que si on les exerce ; cet exercice est une lutte, et la lutte, ça coûte. Ça coûte en énergie, morale et physique, et ça coûte de l’argent. C’est un risque, toujours : le risque de perdre. Je sais de quoi je parle. Il y faut de l’audace, du courage, de la détermination, et un certain sens du collectif. Toutes qualités dont je n’entends pas beaucoup parler, à propos des grévistes actuellement engagés dans la lutte.Alors quand bien même je devrais être la seule à le faire, dans ce concert de plaintes d’ « otages » « empêchés » d’aller travailler, je leur dis : chapeau, les grévistes, et merci. Merci pour nous tous.
Répondre