Le courage de dire, la volonté de faire
La disparition, par pendaison, de cet homme seul accusé du meurtre de deux jeunes femmes, dont Géraldine Giraud, fille de l’acteur Gérard Giraud , met fin à son jugement.
Après des mois, même des années d’enquête, la police et la justice n'ont trouvé que cet homme sur qui, en raison d’un certain nombre de suspicions, mais pas de preuves tangibles et pas de motifs, elles en ont fait l'un des suspects puis l'unique accusé !
En attente de son procès, retardé avant qu’il ait réussi une évasion spectaculaire pour se balader pendant un mois et demi à la barbe des polices de la région et en diffusant des messages à ses amis et sa famille où il criait son innocence. Repris, le procès devait avoir lieu dans environ deux mois, il voulait y participer même au temps de son évasion. Procès qui aurait soit reconnu son implication dans cet acte atroce et l’aurait condamné, ou son innocence par manque de preuves, il aurait alors retrouvé la nature qu’il aimait.!
Ce qui me choque et à la fois me chagrine dans cette affaire, c’est la mort d’un homme inculpé qui quitte volontairement notre monde sans que l’on sache s’il est coupable. Il est parti avec sa seule vérité sur la connaissance de sa culpabilité ou de son innocence.
Je comprends les réactions des familles des deux victimes, mais je pense aussi à celles de cet homme que les habitants de son village semblent continuer à croire innocent. Je pense aussi a lui qui a laissé ces quelques mots dans sa cellule de Fleury Mérogis :
«J'en ai marre d'être pris pour un assassin et privé de ceux qui me sont chers. JP».
Je préfère être ici à Evry chez moi, et non engagé dans cette enquête, je peux dormir sans cauchemars !