Le courage de dire, la volonté de faire
Le général Jean-Louis Georgelin, Chef d'Etat-Major des Armées
Chers Compagnons et ami(e)s,
j'ai envie de réagir aux propos tenus par le général Georgelin.
En effet, je ne donne pas tort au Chef d'Etat-Major des Armées lorsqu'il veut faire passer le message aux journalistes, que, dans le respect de leur profession mais aussi dans l'intérêt de leur sécurité, parfois, il faut savoir se ranger aux instructions des politiques ou des militaires, a situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.
De quoi s'agit-il exactement? personne ne remet en cause le droit à l'information et nous disons ici, notre solidarité totale aux familles et aux proches des journalistes retenus en otages, nous comprenons leur angoisse et leur détresse, nous espérons tous leur libération prochaine mais il faut comprendre, parfois, qu'il faille mettre "un peu d'eau dans son vin". Si les autorités civiles ou militaires déconseillent fortement aux journalistes d'aller enquêter dans certaines zones, c'est tout simplement que les risques sont réels, qu'ils sont graves et si le général Georgelin parle également du coût des opérations de récupération c'est qu'il faut savoir que le contribuable français paye cher le désobéissement de certains et c'est dommage. Mais il convient aussi de parler de coût humain car en effet, des soldats mettent leurs vies en jeu pour aller récupérer les journalistes et ce n'est pas rien!
Alors oui la France est solidaire, oui elle soutient ses journalistes, le droit à l'information, oui elle fera tout pour les récupérer mais nous sommes nous, français, en droit de demander également que soit respecté, dans certains cas, les directives de nos dirigeants politiques ou militaires.
Stéphane Galardini
Président national de l'Union des Gaullistes de France
Voila un thème que j'ai déjà plusieurs fois abordé sur ce blog. En effet le droit à l'information est un acquis de nos démocratie, mais jusqu'où ? Il faut tenir compte du coût en vies humaines de ceux qui prennent les risques, mais surtout de ceux qui ensuite ont la lourde charge de les récupérer et le coût aussi pour les contribuables car ces opérations sont très onéreuses.
Il faut aussi faire la part des casse cous, car il y en a là comme ailleurs il ne faut pas rêver, qui vont chercher le scoop plus ou moins en accord avec leurs rédactions et qui visent l'audimat ou la vente de papier ! La frontière n'est pas toujours facile à situer entre la mission et l'aventure !
Le Blog