Le courage de dire, la volonté de faire
Je ne suis pas un fanatique de Maître Gilbert Collard, que je ne connaissais que par la télévision et les médias, à travers les comptes rendus des procès où il était appelé, et où il est appelé, à exercer son métier d’avocat. Pour moi il paraît trop souvent excessivement rapide à sauter sur les affaires qui sortent de l’ordinaire et qui font la une des médias, avec au final souvent des résultats qui ne m 'apparaissaient pas très avantageux pour ses clients. Un jugement comme cela sans grande réflexion, du type du regard que l'on porte sur nombre de tristes émissions ou débats diffusés sur notre lucarne magique !...
Mais chacun son métier, et des avocats comme lui il en faut très certainement !
Par contre j’ai été très agréablement surpris par la lettre ouverte qu'il a publièe le 5 mars denier. Un propos où il commence par égratigner le comportement et l’action du président de la république, pour par la suite laisser apparaître, dans la plus grande partie du texte, un homme qui m’a étonné par son profond attachement à son pays, à son histoire, à ses traditions et à ses racines. Un homme publique à contre sens de ce que l'on entend, à mon gré beaucoup trop souvent, le politiquement correcte, de la part des hommes qui ont un accès aux grands médias.
Aussi pensant que ce texte avait pu ne pas vous parvenir, j’ai décidé de vous le faire connaître.
BB.........................................................................................
" Marine Le Pen donnée par un sondage en tête au premier tour de la présidentielle, je crains le pire pour le révérend père président de la République, Nicolas Sarkozy du Chardonnet.
Va-t-on le filmer, errant sur les lieux de mémoire vêtu d’une soutane noire ? Va-t-il transformer le Fouquet’s en lieu de pèlerinage pour people repentis ? Va-t-il remplacer le marathon de New York par le marathon de Saint- Jacques de Compostelle ? Ce petit jeu
cache une vraie trouille qui est une peur politique des conséquences de la maltraitance identitaire française depuis des années. Depuis vingt ans, peut-être plus, une certaine honte de la France a été cultivée, reléguant à une forme de racisme simplificateur toute revendication de dignité nationale, d’expression d’une histoire millénaire, de souhait secret d’être un peu respecté.
S’il n’y avait Marine Le Pen qui ose exprimer haut et fort le non-dit d’une France exaspérée d’être ignorée, croyez-vous qu’on s’intéresserait tout à coup à un peuple qui cherche à retrouver enfin une adresse à la poste restante de l’histoire, du mondialisme et d’une Europe
déracinée ? Un peuple qui aime son pays, ses paysages, ses traditions, sa Patrie, même s’il n’ose encore le dire par peur du rire, qui, d’où qu’il vienne, s’est fondu par le temps qui passe dans la Nation.
Un peuple qui cherche à faire respecter son héritage judéo-chrétien. Oserait-on, aujourd’hui, évoquer « la France des racines », dont jusqu’alors on se foutait, s’il n’y avait en sourdine un
besoin de ressourcement reconstructeur.
La difficulté pour l’actuel pontife présidentiel, c’est qu’il ne suffit pas de visiter une cathédrale médiévale au Puy –en-Velay, de s’improviser le notaire d’un « magnifique héritage chrétien, pour être crédible dans cette posture.
Trop de crachats impunis ont depuis des années souillé d’humiliations notre histoire ; trop d’atteintes à notre identité de tous les jours comme de tous les temps historiques nous ont été infligées :l’hymne hué, sifflé, le drapeau transformé en torche-cul, notre langue estropiée,
abandonnée, notre passé toujours en procès, notre diplomatie démonétisée,
notre culture judéo-chrétienne et notre amour des autres tournés en
dérision, transformés en économie frauduleuse. Tout ce mal, sans qu’on
lève le petit doigt politique, associatif, judiciaire pour essuyer l’affront.
Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il faille que le président devienne potentiellement candidat pour découvrir qu’il existe en France des Français qui aiment la France et ses racines sans être racistes, xénophobes, ou même « franchouiardement « cons ! Si l’identité, comme on dit, faute de mieux, avait été honorée comme il se doit, dans le respect réciproque des autres et par les autres, serait-il nécessaire d’en faire un débat, d’en parler, d’en discuter ? L’ouverture de cette discussion est révélatrice d’une souffrance française : le mal du pays ! "
Maître Gilbert COLLARD