Le courage de dire, la volonté de faire
C’est à la gare d’Evry petit Bourg, sur les berges de la Seine, que Missac Manouchian et 22 de ses camarades du célèbre réseau de la résistance « l’Affiche Rouge » ont été arrêté le 16 novembre 1944. Incarcérés au Mont Valérien,( aujourd’hui au lieu du souvenir et de la résistance où sont inhumés de nombreux Compagnons de la Résistance), Missac Manouchian sera , avec 21 de ses camarades fusillés dans les fossés du fort le 21 février 1944, le 23° sera décapité à la prison de Stuttgart le 10 m&ai 1944.
Chaque année, la ville d’Evry et ses anciens combattants se recueillent devant la stèle enevé en souvenir de ces martyres de la résistance.
Trouvant sur le site du Figaro l’article ci-dessous, j’ai pensé qu’il était bien que nos amis Evryens et même Essonniens soient informés de cette découverte .Je pense que la dernière lettre de Missac Manoukian serait mieux approprié pour une lecture dans nos écoles
Les derniers instants du groupe Manouchian Bastien Hugues (lefigaro.fr)
EN IMAGES - Trois clichés authentiques, pris clandestinement par un sous-officier allemand, ont été rendus publics cette semaine. Des images uniques prises au Mont Valérien, le 21 février 1944.
Ils sont là. Cloarec, Alfonso, Ramjan, Salvadori et les autres. Mains attachées aux poteaux, yeux bandés, au pied d'une falaise boisée, face à leurs bourreaux. Ils viennent d'être exécutés ou vont l'être d'un instant à l'autre.
Clemens Rüther, lui, est un sous-officier de la Wehrmacht. Ce jour-là, le 21 février 1944, il les a convoyés ici, au Mont Valérien, devant le peloton d'exécution. Puis s'est reculé en surplomb de la clairière. Pour veiller à la sécurité du site, ou pour se cacher. Seule l'histoire le sait. Une chose est sûre : clandestinement, il a décidé de fixer son objectif vers les condamnés. Des patriotes - la plupart étrangers - du célèbre réseau de Missak Manouchian, l'une des composantes des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), d'obédience communiste.
Ses photographies, Rüther les garde pour lui et pour lui seul jusqu'en 1985, avant de les transmettre au comité allemand Franz Stock, du nom de l'aumônier militaire présent au côté des condamnés. En 2003, les images sont transmises à l'Etablissement photographiques des archives de la défense (Ecpad), où personne ne semble réaliser immédiatement la valeur de ces documents. Mais il y a quelques mois, Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des fils et filles des déportés juifs de France, apprend leur existence, dans le cadre de ses recherches sur l'identification des quelque 1.000 fusillés du Mont Valérien entre 1941 et 1944.
Des photographies rendues publiques cette semaine par Serge Klarsfeld, avant la célébration dimanche du 68e anniversaire de la première exécution massive au Mont-Valérien, le 15 décembre 1941, au cours de laquelle furent fusillés 70 résistants ou opposants à l'occupant allemand, dont 52 juifs.
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