Le courage de dire, la volonté de faire
A l’occasion de
s vacances estivales, la vie politique au sein de la droite a poursuivi son bonhomme de chemin. Le malaise du président de la République ne demeurant qu’un mauvais souvenir vite oublié, pour lui surtout mais aussi pour le pays n’a pas empêcher la majorité présidentielle de tenter une évolution vers une ouverture à droite. Ce qui est assez cocasse, car si ma mémoire est bonne, le président Sarkozy est un élu de la droite, même de l’ensemble de la droite ; de l’électorat traditionnel de la droite à l’électorat de Philippe de Villiers, à celui des chasseurs de Nihous, du Nouveau centre dissident de l’UDF de Bayrou, du parti radical sans oublier celui du Front National. ( pour tous et ce dernier en particulier, je parle bien de l’électorat).et du CNI qui à sa demande l’avait soutenu dès le premier tour. (le Nouveau Centre au premier tour vota en majorité Bayrou ! c’est la reconnaissance en politique !)
Malgré tout le Président avec l’UMP, aujourd’hui, à mi – mandat, dans l’optique des régionales du printemps prochain et surtout des présidentielles de 2012 tentent de faire de la majorité présidentielles un grand rassemblement en créant « le Comité de la Majorité » que l’ouverture à gauche pratiquée depuis 2007 et quelques décisions ou comportements politiques ont mis à mal.
L’arrivée du tandem de Villiers / Nihous fait des vagues à la gauche et à la droite.de la majorité. Jean – Marie Bockel, électron libre du socialisme rallié comme Christine Boutin , en mal de digestion de son expulsion du gouvernement, ont du mal à les accepter, car comme eux ont au premier signal ils ont couru à la soupe s’asseyant sur les idées qu’ils avaient défendus devant leurs électeurs réciproques.
Agissant ainsi le Président et l’UMP se préparent des élections difficiles. En effet les Européennes de juin dernier comme les municipales de 2008 ont démontrées que la majorité est la reine des élections à un tour mais sera battue aux élections à deux tours. Avec 28 % comme aux européennes, qui pourraient se transformer en 35% avec les nouveaux ralliements, au premier tour sans alliés, le deuxième tour est perdu d’avance. Il faut être conscient que les voix de ces ralliés de gauche ou de droite, ne suivront pas forcément leurs ex – leaders, que les électeurs du FN convaincus en 2005 par le projet de droite du candidat Sarkozy resteront chez eux s’ils ne trouvent pas à droite un parti qui répondent à leurs aspirations. N’oublions pas que dans un passé récent les partis gaullistes ou de droite comme le RPR comptaient au deuxième tours sur l’UDF qui avec sa vingtaine de points assuraient souvent les victoires ? « Le Comité de la Majorité » ne pourra pas jouer ce rôle car dès l’origine elle est de par son essence sous les fourches caudines de l’UMP et de l’Elysée.
Voila un sujet de réflexion qui devrait occuper les instances du CNI lors de cette reprise qui se matérialisera par un bureau politique début septembre, une série de séminaires en province pour la préparation des régionales et se terminera en octobre par un comité directeur important.
Il faut noter que le CNI , mis à part le FN, est, à ma connaissance, le seul parti de droite à ne pas être invité à ce comité ! Est – ce une erreur, ou est – ce une chance. Je pencherai pour cette dernière, car je constate avec satisfaction le nombre de jeunes qui nous rejoignent depuis la campagne des européennes, des jeunes qui pour beaucoup ont connu la désillusion et la déception au sein des jeunes UMP !