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Le courage de dire, la volonté de faire

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A leur tour les Jeunes boustent le CNI...

Merci à l'hebdomadaire "Minute " de donner la parole à notre ami Jérôme, Besnard,  le nouveau président des Jeunes CNI.
Sous son impulsion et celle de son secrétaire général Gonzague de Chantérac, les jeunes du CNI montent en puissance depuis la campagne des élections européennes. Leurs nombre croit de plus en plus chaque jour et leurs actions sont de plus en plus nombreuses, percutantes et donc reprises dans la presse..

J'ai assisté, fin juillet, à leur pemière université d'été à Salers, une magnifique ville au coeure de la France Profonde que le CNI représente depuis maintenant plus de 60 ans. Trois jours de travail sous le chaud soleil d'Auvergne agrémentés de quelques sorties historiques et quelques dégustations de produits régionnaux.
Dès les premiers jours de septembre, les Jeunes CNI seront en action aux quatre coins du Pays.

Souhaitons leur bon vent, la majorité présidentielle aura bientôt besoin de leur action comme de celle du CNI tout entier.
L'ouverture par le Président de la République à l'électorat de droite qui l'a élu en 2007, constat cocasse ! semble vouloir se faire comme pour  l'ouverture à gauche, par le débauchage de leaders en perte de vitesse !
Et pourtant cette ouverture l'UMP et le Président en auront besoin,
(il a su le faire en 2007 avec le CNI alors qu'il ne nous avait pas adressé la parole pendant plus de trois ans!) car à la différence des européennes, des régionales, des cantonales, des présidentielles et des législatives,  tous ces scrutins se jouent sur deux tours !

Nous reviendronns souvent sur ces sujets dans les semaines et les mois prochains, en attendant, laissons la parole à notre ami Jérôme ;




Minute : Entretien avec Jérôme Besnard, Président des Jeunes CNI
Aujourd'hui à 00:02


Jérôme Besnard, président des Jeunes Indépendants
« Le vrai défi de demain pour la droite, c’est de regagner les collectivités locales »


Jérôme Besnard, 30 ans, a pris en juin dernier la présidence des jeunes du CNI. Ancien membre de l’équipe rédactionnelle d’Une certaine idée (revue intellectuelle du RPR), puis journaliste au Figaro et au Cri du contribuable, il a été candidat aux municipales à Rouen en 2008 sur la liste UMP- Modem menée par Pierre Albertini. Nous l’avons interrogé à l’issue de l’université d’été des Jeunes Indépendants qu’il a organisé en juillet à Salers (Cantal).



Minute : Quel est le profil actuel des Jeunes Indépendants ?

Il est double, une partie, dont je suis, flirte avec la trentaine et n’a pas trouvé sa place dans l’UMP sarkozyste d’après 2004. Venant du RPR ou de DL, ces jeunes libéraux conservateurs sont plus que critiques envers une politique qui n’applique pas le programme sur lequel Nicolas Sarkosy s’est fait élire. En gros, ils sont nostalgiques pour les uns de Seguin, pour les autres de Madelin. C’est vrai tant sur le plan économique (pas de suppression de l’ISF, pas de réduction significative des dépenses publiques inutiles) que sur le plan de l’indépendance nationale (retour dans l’OTAN, persistance des flux migratoires d’origine extra-européenne). D’autre part on trouve aujourd’hui des étudiants et lycéens pour lesquels il s’agit du premier engagement dans un parti politique. Souvent passés par l’UNI ces jeunes, voir très jeunes, militants ont fait leurs premières armes contre les blocages de leurs établissements d’enseignement et s’opposent aux dérives « gauchistes » des Jeunes Populaires de l’UMP, notamment sur le plan sociétal.
Sur le plan de la « diversité », notre bureau national va du normalien ou de l’élève de Science-Po au jeune élu rural exploitant agricole.

On a parfois du mal à comprendre ce qui vous distingue des autres jeunes militants « divers droite », qu’il s’agisse du MPF ou de DLR ?

La différence est simple : au CNI on ne roule pas pour un chef ! Pour reprendre la typologie des droites en France de René Rémond, si le MPF est une sorte de « légitimisme » sans roi et DLR un « bonapartisme » sans empereur, le CNI est plutôt l’héritier de l’ « orléanisme », ce conservatisme à la française si bien décrit par Daniel Halévy dans La Fin des notables et La République des ducs. Quant à l’UMP c’est aujourd’hui, de son propre aveux, un parti du centre plutôt qu’un parti de droite.
Le CNI a un remarquable savoir faire en terme d’animation de réseaux d’élus locaux et d’action parlementaire minoritaire. Ses cadres et ses militants n’attendent pas les seules échéances électorales européennes ou présidentielles pour agir. Le vrai défi de demain pour la droite, c’est de regagner les collectivités locales perdues sur la gauche, et ce autrement qu’en mettant son espérance dans les changements de mode de scrutin. Y travailler me semble plus productive que d’accumuler les déconvenues, comme les « souverainistes » en ont pris l’habitude a force de ne pas avoir compris que la division et l’étendard du gaullisme comme programme les rendait politiquement illisibles aux yeux des Français.
A la différence du MPF et de DLR, nous sommes clairement dans la majorité présidentielle en ce qu’elle est une majorité souhaitée par des électeurs de droite qui souhaitent voir menée une politique de droite. Etre dans la majorité, cela signifie voter la confiance et le budget, pour le reste nous ne nous privons pas de critiquer nombre de réformes et bien sûr l’ouverture. Les électeurs de droite n’ont pas élu Nicolas Sarkozy pour voir Bernard Kouchner aux affaires étrangères et Eric Besson à l’identité nationale !

Le CNI fête cette année ses soixante ans, autant dire qu’il a largement l’âge de raison. Pour paraphraser Jean Ferrat parlant des « Jeunes Républicains Indépendants » (les jeunes giscardiens), à quoi peut donc bien servir un Jeune Indépendant ?

Comme le Parti Radical, le CNI est un monument historique de la vie politique française. Ce n’est pas pour autant un musée du souvenir. S’il est réconfortant que nos concitoyens qui s’intéressent encore un peu à la politique connaissent les noms de René Coty (merci OSS 117) ou Antoine Pinay, l’essentiel est de constater que leurs noms sont associés au « bon sens » et à la « confiance », termes qui ne sont plus guère accolés aux noms d’hommes politiques de nos jours. Je l’ai constaté sur les marchés en faisant campagne avec notre présidente Annick du Roscoät.
Giscard, Le Pen ou Jean-Claude Gaudin ont fait leurs premières armes d’élus au CNI. A nous de démontrer qu’il est toujours une bonne école de formation politique. Pour mieux affronter les turbulences actuelle, il y a des leçons politiques à retenir de l’histoire du CNI : le respect de la parole donnée qui a été son mot d’ordre au moment de la guerre d’Algérie, l’intransigeance face au communisme, la nécessité d’une union des droites…
Un Jeune Indépendant, finalement c’est un Français qui contrairement à ce que les soixante-huitards ont tenté de nous faire croire pense qu’il existe une pensée politique de droite, une attitude voir même une esthétique de droite et que ces dernières sont indissociables d’une civilisation qui vaut infiniment plus que toutes les barbaries qu’ont essaye de nous vendre depuis des décennies.

Franchement, le CNI pèse-t-il encore sur la vie politique française ?

Notre force principale, ce sont nos élus de terrains dont les plus emblématiques sont Gilles Bourdouleix, député-maire de Cholet, Christian Vanneste, député de Tourcoing et François Lebel, qui a vaincu Pierre Lellouche dans le VIIIe arrondissement de Paris lors des dernières municipales. On est donc loin de la caricature du « sénateur paysan » dans laquelle certains voudraient nous enfermer. Aux prochaines cantonales nous présenterons de nombreux candidats de moins de 30 ans, notamment dans les Pays de Loire, en Picardie, en Normandie, en Rhônes-Alpes ou en Auvergne. Nous lançons dès la rentrée des séminaires de formation dans cette optique. Ce coup jeune résulte de la volonté d’Annick du Roscoät de donner un coup de jeune au parti, que ce soit dans les fédérations ou dans les instances nationales.
En deux mois, le travail de notre équipe nationale a été répercuté, outre par Minute et Radio-Courtoisie, par Le Figaro,
Ouest-France, Paris Normandie ou encore France 3… Le besoin se fait vraiment sentir d’une autre voix à droite.

Propos recueillis par Antoine Ciney
Minute du 6 août 2009
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