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Le courage de dire, la volonté de faire

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Européennes - Le CNI victime d’un déni de démocratie.

Quand nous avons annoncé, dans nos outils propres d’information, à la presse ou à l’UMP que le CNI,  l’année de son soixantième anniversaire, allait s’engager dans la campagne des européennes cela laissait apparaître quelque petits sourires ironiques.

 

Et pourtant le CNI est un parti pro – européen depuis l’origine. En 1955, c’est lors de la conférence de Messine, qu’avec ses 5 partenaires, Antoine Pinay crée les conditions qui mèneront l’année suivante à  la signature du traité de Rome.

 

Donc le 7 juin 2009, le CNI présentera 5 listes dans cinq circonscriptions européennes : l’ Ile de France, le Nord Ouest, le Sud Ouest, le Sud Est  et les territoires d’ Outre – Mer.

 

Pour réaliser la liste Ile de France, le CNI a été victime d’un déni de démocratie du fait de l’UMP, deux de nos candidats se sont vus dans l’obligation de se retirer de notre liste sous peine de perte de leur emploi, ceci sous la pression de l’UMP, sinon plus ! Mieux encore une de nos candidates, conseillère municipale d’une mairie UMP des Hauts de Seine, s’est  vue par son  maire, son collègue de la majorité municipale,  refuser son attestation nécessaire pour valider sa candidature ! Il aura fallu l’intervention de la préfecture pour qu’elle l’obtienne. C’est simplement lamentable et aussi inquiétant pour la menace que de tels comportements font peser sur notre liberté essentielle d'expression !

 

Et pendant cela à un peu mois d’un mois des élections européennes du 7 juin prochain, on ne peut pas dire que la campagne batte son plein ! Tout semble calme sur le front des troupes. Cela change du ramdam habituel des municipales, des législatives et surtout des présidentielles. Cette atonie de la campagne peut s’expliquer !

 

Le PS est de plus en plus divisé, la guerre des clans, chez eux appelés courants, s’ajoutent à la guerre des chefs ! Ceux – ci trop occupés à se disputer la suprématie de ce parti en décomposition avancée oublient d’avoir des idées ! Le programme socialiste, tant pour la politique nationale que pour l’Europe, se limite aujourd’hui à dénigrer celui du président de la république,  son activisme politique et sa vie privée. C’est maigre et pas très motivant pour faire une campagne électorale ! De plus ils sont dans l’attente anxieuse d’un plus ou moins important remaniement ministériel qui pourrait bien  les priver d’un ou deux leaders qui iraient renforcer le rêve d’ouverture à gauche présidentiel ! Je dis rêve car un débauchage d’individus attirer par un marocain ministériel n’a rien d’un rassemblement national, ce n’est que de la politique alimentaire.

 

Quant au parti présidentiel, occupé à casser ses alliés potentiels et naturels,  lui non plus n’est pas dans un état favorable à une campagne de terrain d’envergure. Ecrasé par la mainmise de l’Elysée sur les ministres et mêmes les assemblées l’UMP a du mal à conserver son unité qui semble maintenue par la peur des foudres présidentielles. L’ouverture à gauche d’un pouvoir élu par la droite, les réformes mal ficelées, les couacs des ministres et de l’assemblée nationale, la situation économique et budgétaire du pays ne sont pas des arguments électoraux faciles à défendre sur le terrain. Enfin la composition d’une liste européenne laborieuse avec comme d’habitude, lors des scrutins de liste (européennes, régionales et même sénatoriales), l’investiture de candidats, sans vouloir en rajouter sur madame Dati, totalement ignorants et avouant même de ne pas être intéressés par le dossier européen. (Nous aurons l’occasion de revenir, au cours de cette campagne, sur la responsabilité de ces comportements dans le désintéressement des français pour l’Europe.)

 

 

 

 

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