Le courage de dire, la volonté de faire
Le 26 mars dernier, je présentai et publiai sur ce blog un appel de monsieur Jean – Noël Amadei, sous le titre « La France doit dénoncer l’orientation de la Conférence Durban II »
Sur ce sujet le gouvernement reste étrangement silencieux, pour le moins ses prises de positions s’il y en a ne sont pas tapageuses, ce qui n’est pas la façon de procéder depuis bientôt deux ans.
En lisant le Figaro de ce week-end, nous constatons que les Etats Unis, comme le Canada et Israël, ont décidé de boycotter cette conférence internationale co – présidée par Khadafi le président lybien.
Je vous livre cet article du Figaro – net de ce jour :
« ...Les Etats-Unis boycottent
la conférence sur le racisme
(lefigaro.fr) avec AP
19/04/2009 | Mise à jour : 12:36 |
L'administration Obama s'oppose au projet de déclaration finale de la conférence sur la racisme, qui contient des déclarations anti-Israël et anti-occident. Durban II est déjà boycotté par plusieurs pays dont Israël.
Les Etats-Unis ne participeront pas à la conférence dite «Durban II» des Nations unies sur le racisme qui s'ouvrira lundi à Genève, a annoncé samedi le département d'Etat. L'administration Obama s'oppose au langage utilisé dans le projet de déclaration finale, estimant que ses préoccupations sur des partis pris anti-Israël et anti-Occident ne sont pas prises en compte, a expliqué Robert Wood, porte-parole du département d'Etat. Israël et le Canada ont déjà annoncé qu'ils boycottaient la conférence. L'Australie et les Pays-Bas ont fait de même dimanche. En revanche, la Grande-Bretagne a indiqué qu'elle y participerait.
Durban II a pour but de mesurer les progrès accomplis en matière de lutte contre le racisme depuis la première réunion de ce type il y a huit ans en Afrique du Sud. Les pays occidentaux et musulmans n'étaient toujours pas parvenus à se mettre d'accord vendredi sur la formulation à adopter. Les premiers reprochent aux seconds de vouloir stigmatiser Israël et de tenter d'imposer un concept de «diffamation de religion» qui remettrait en cause la liberté d'expression. Pour de nombreux pays occidentaux, une interdiction de critiquer l'islam limiterait la liberté d'expression.
Consultation entre Européens
Du côté des Européens, des consultations se poursuivent ce week-end sur une participation ou non de l'UE à la Conférence. Au lendemain d'un accord à Genève sur un projet de déclaration finale, une conférence téléphonique a réuni les chefs de la diplomatie française, allemande, britannique, néerlandaise et tchèque. Un nouvel entretien est prévu dimanche, selon un diplomate français. Quelles sont les options possibles ? Un boycottage, une participation politique ou juste diplomatique, ou encore une présence comme simple observateur.
Vendredi, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a envoyé une lettre à ses homologues européens pour tenter d'unifier la position européenne. «Il me semble tard pour recentrer la discussion sur ce qui est à la base du projet européen, c'est-à-dire sur nos valeurs», souligne-t-il. Mais «nous ne sommes pas engagés dans un combat entre le Nord et le Sud. Ce qui est en jeu n'est pas une opposition entre civilisations, religions ou cultures», ajoute-t-il, appelant à «l'unité» de l'Union européenne (UE).
Plusieurs capitales européennes craignent des dérapages liées à la présence annoncée au siège des Nations unies à Genève du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, en campagne électorale dans son pays. Israël a pou sa part dénoncé la rencontre prévue dimanche soir entre le président de la Confédération suisse Hans-Rudolf Merz et le président iranien. «Nous allons tenter de convaincre le président suisse ne pas rencontrer Ahmedinejad», a affirmé à la radio publique l'ambassadeur d'Israël auprès de l'Onu à Genève, Aharon Lechnoyaar. «Cette conférence est une farce tragique : officiellement il s'agit de dénoncer le racisme et on invite un négationniste connu qui appelle à la destruction de l'Etat d'Israël», a affirmé de son côté Yossi Lévy, chargé des relations avec la presse au ministère israélien des Affaires étrangères.
Le porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a souligné qu'il serait pour Londres «inacceptable que le processus tente de nier ou de dénigrer l'Holocauste».
La première conférence à Durban, en Afrique du Sud, en 2001 avait débouché sur l'adoption d'un plan d'action contre le racisme, mais s'était achevée dans la confusion, des accusations d'antisémitisme et un départ fracassant des Etats-Unis et d'Israël.... »
Je reviendrai prochainement sur ce sujet dans les jours qui viennent, car L’Union Européenne doit avec la France rejoindre les Etats-Unis. Je ne suis pas un atlantiste béat, loin s’en faut, mais quand ce grand pays prend une position de cette importance sur ce sujet, il faut y aller et le faire savoir. L’avenir de notre société démocratique peut se jouer dans ce type de conférence, pensons à nos enfants et petits enfants.