Le courage de dire, la volonté de faire
Lorsqu’il s’est agi de repenser le devenir de la création sur internet, ce fut Denis OLIVENNES. Pour imaginer ce que serait le lycée de demain, ce fut Richard DESCOINGS. Pour la prospective et l’économie numérique, on a cherché Éric BESSON. Manifestement, dès qu’il s’agit du futur, c’est à la gauche qu’on fait appel.
Il est pourtant plus conforme à la vérité de faire appel à Jack LANG pour renouer avec un dinosaure du communisme, l’île de Cuba, oubliée après la fin de l’ère glaciaire. Au moins, dans ce cas, on laisse l’homme du passé s’occuper d’un vestige de l’histoire.
C’est la raison pour laquelle il serait bon de s’interroger sur cette curieuse obsession qui identifie la gauche à l’avenir. C’est sans doute la même qui fait utiliser le mot “conservateur” dans un sens systématiquement négatif. Ceci appelle deux remarques.
La première, c’est qu’il y a du conservatisme dans la volonté de recycler systématiquement les socialistes en panne, et de sauver les espèces en voie de disparition.
En revanche, il ne faudrait pas que ce sauvetage puisse polluer la pensée de droite de moins en moins présente dans l’action gouvernementale. De même que la mauvaise monnaie chasse la bonne, les mauvaises idées et leurs vecteurs risquent de tuer l’effort de reconstruction à l’œuvre en 2007… On ne donne pas systématiquement la préférence à des idées ou à des hommes de gauche sans amener une partie de la population à préférer l’original à la (pâle) copie, l’authentique au débauché…
Le plus grave réside dans le fait que ces ralliements ou ces rapprochements demeurent isolés. L’arbre du rallié ne cache pas la forêt de ceux qui restent à gauche, bien à gauche, et de plus en plus à gauche. Il est frappant de constater qu’à Cuba, ce sont les chefs qui sont restés et la troupe qui a quitté cette île peu fréquentable pour choisir la Liberté. A quoi sert donc le ralliement d’un capitaine lorsque les troupes restent dans leur camp ?
Merci à notre ami Cristian Vanneste, député CNI/UMP, pour cette réflexion sur "l'ouverture" à gauche qui semble obséder le président de la république. Il ne faut jamais oublié qui vous a porté au pouvoir car les électeurs de droite et du centre droit que nous sommes n'avons pas forcément la mémoire courte et 2012 se profile déjà à l'horison politique !
Ce semblant d'ouverture allié à un "gauchissement" de l'action gouvernementale risque de coûter cher l'échéance venue !