Le courage de dire, la volonté de faire
Les prises de position du Conseil National du CNI que s’est réuni samedi dernier, 7 juin, à Paris étaient prévisibles. Un conseil national ouvert par François Lebel maire CNI/UMP du 8° arrondissement de Paris auquel ont participé les deux députés CNI Messieurs Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste.
Depuis quelques semaines les communiqués de presse du centre national et tout dernièrement les prises de positions de nos députés, qui à l’Assemblée Nationale ont voté non au projet de loi de modernisation de nos institutions et réforme de la constitution, en étaient des prémices visibles pour le microcosme politique et les médias.
Ce ne sont pas les seules divergences politiques qui ont décidé le CNI à reprendre son entière indépendance vis-à-vis de l’UMP. Certes la proposition de réforme de la constitution et sa corollaire sur la Turquie, mais aussi le refus de l’abrogation des lois concernant tant les 35 heures que l’ISF, le refus du mariages et de l’adoption pour les couples homosexuels, le droit de vote des étrangers (hors Union européenne), la discrimination positive, etc... ont leurs parts dans nos décisions.
C’est aussi le manque de relation, de communication avec les dirigeants de l’UMP et tout particulièrement avec son secrétaire général, Patrick Devedjian.
Le protocole d’association signé en octobre 2002 entre Annick du Roscoät présidente du CNI et Alain Juppé président de l’UMP établissait non seulement une association structurelle entre les deux partis mais aussi une reconnaissance mutuelle et instaurait une collaboration politique avec des échanges d’idées et des contacts quasi permanents. Dès le départ d’Alain Juppé plus rien ne fut comme avant ! Deux exemples : le premier, il a fallu que le CNI présente un candidat à l’élection présidentielle de 2007 pour qu’un contact soit établi avec la présidence de l’UMP ! le second depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république, élection à laquelle nous avons pris notre part, tant sur le terrain que financièrement, les contacts sont redevenus inexistants. Sauf à la veille des cantonales de Neuilly, ou notre candidat fut prié, avec des promesses de normalisation des relations CNI /UMP, de se retirer pour ne pas gêner une l'élection au premier tour du candidat UMP !
Une situation égémonique qui semble aussi être de plus en plus mal supporter, d’après ce que je peux lire dans la presse par d’autres entités politiques associées à l’UMP. Des entités qui elles, n’ont pas comme le CNI un statut de parti politique historique et ne sont pas demeurés statutairement indépendantes après la création de l’UMP.
Il est bon de rappeler que le CNI a été crée en 1949 pour réunir des femmes et des hommes élus dont l’ambition première était de défendre des valeurs traditionnelles et essentielles et proposer des idées valorisantes pour la France et son peuple, alors que souvent des entités qui se revendiquent partis politique, ont été crées par des élus, à seule fin de servir la carrière de leurs initiateurs.
C’est à l’unanimité absolue que l’ensemble des instances nationales du CNI, le bureau politique du 6 juin, le comité directeur puis le conseil national du 7 juin ont voté le retour à la totale indépendance de notre parti, tout en confirmant son ancrage dans la majorité présidentielle et en laissant dans nos statut la possibilité à ceux qui le souhaitent d’adhérer individuellement à l’UMP .
Cette indépendance retrouvée ne fut pas la seule décision de notre conseil national, celui- ci a aussi adopté à l’unanimité absolue, le projet politique que nous défendrons lors des prochaines échéances électorales et en particulier lors des élections européennes de juin 2009 et les régionales de 2010. Ce projet est débattu depuis plusieurs mois par l’ensemble des instances nationales, par les fédérations départementales et les diverses commissions. Il sera édité et publié dès la rentrée de septembre, et mis en ligne sur le site cni.asso.fr
Nous y présenterons nos valeurs et nos engagements.
Loin du politiquement correct, nous voulons avec celles et ceux qui nous rejoindrons prendre une part active à la construction d’une France libre, forte et indépendante, une France fière d’elle-même et de ses valeurs, enfin une France ouverte sur le monde et tournée vers l’avenir.