Le courage de dire, la volonté de faire
FRS0000 4 P 0329 FRA /AFP-LP44-partis-CNI-UMP
Origine : France
Le CNI reprend son "entière indépendance" par rapport à l'UMP
Paris, 7 juin 2008 (AFP) - Le petit parti de droite CNI (Centre national des
indépendants et paysans" a annoncé samedi qu'il reprenait son "entière indépendance
d'action" vis-à-vis de l'UMP, auquel il était associé, en raison "de l'absence de
dialogue avec la direction" du parti majoritaire.
"Cette indépendance permettra (au CNI) de préparer et de présenter librement des
listes et des candidats aux différentes élections", indique le texte d'une motion votée
samedi par le conseil national du parti et rendu publique.
Dans un communiqué, le CNI a mis en avant des "divergences fortes" entre le CNI et
l'UMP sur des sujets tels "la réforme des institutions, la suppression de l'ISF, le droit
de vote des étrangers, l'homoparentalité".
Dans un point presse samedi, la présidente du CNI Annick du Roscoat, les deux
députés UMP/CNI Christian Vanneste et Gilles Bourdouleix, et le maire du VIIIème
arrondissement de Paris François Lebel, ont aussi critiqué le fonctionnement interne
de l'UMP et le rôle de son secrétaire général, Patrick Devedjian.
"Le secrétaire général n'écoute rien et n'a aucun respect pour les formations
associées", a déclaré Mme du Roscoat.
"Ce qui vicie le système c'est que l'UMP n'a plus de président, et n'a plus l'autorité
nécessaire pour s'exprimer. M. Devedjian est le porte-parole de M. Sarkozy", a
déclaré Gilles Bourdouleix.
"Il faut que l'UMP se rende compte que s'il veut être un grand vecteur de la droite, il
doit accueillir des courants d'idées différents ou complémentaires" par rapport au
président de la République, a estimé pour sa part Christian Vanneste.
Le CNI, auquel ont jadis appartenu des figures de la vie politique française comme
Antoine Pinay ou Valéry Giscard d'Estaing, revendique quelque 4.000 membres.
Une toute petite minorité (moins de 400, selon Mme du Roscoat) ont la double
appartenance au CNI et à l'UMP. Ce sont principalement des élus, qui pourront
conserver leur double appartenance, a-t-elle ajouté.