Le courage de dire, la volonté de faire
Le CNI soutient l’action de réforme du ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos pour ce qui est des programmes à l’école primaire. Une réforme nécessaire quand l’on sait que 15% des élèves sortent du primaire sans savoir lire, écrire et compter ! Un minimum de connaissances pour pouvoir espérer pouvoir travailler !
« Le Parisien » de ce jour offre un parallèle entre les heures de travail et les programmes des écoles primaires en 1950, 1960, 1970, 2000 et 2008. Cela donne à réfléchir !
Dans le même temps le CNI encourage le ministre à ne pas céder aux manifestations de rue des élèves du secondaire, soutenus par les profs, qui protestent contre la limitation des remplacements des profs qui partent en retraite. Il y a des réalités qui doivent dites haut et fort dans une période économique difficile comme celle que nous vivons actuellement.
C’est ce que fait le CNI par la voix de sa présidente dans le communiqué ci-dessous.
Communiqué du 30 avril 2008
Oui, il faut « lifter» le mammouth !
La réorganisation profonde de la fonction publique passe par la suppression et le redéploiement des fonctionnaires. Ce besoin est particulièrement criant à l’Education Nationale alors que 35 000 professeurs sont sans affectation pédagogique ou sans classe et que par ailleurs les économies budgétaires sont à l’ordre du jour. Le CNI demande le rapatriement d’urgence de ces enseignants affectés, notamment, auprès des organisations syndicales.
« Le recrutement massif d’enseignants au cours des dernières décennies a coïncidé avec l'écroulement du niveau général des élèves. « Le mammouth » a besoin d’un sérieux lifting. La compétence des professeurs et la qualité de l’enseignement priment sur la quantité, ils sont les premiers facteurs de la réussite
scolaire ». Indique Annick du ROSCOÄT, Présidente du CNI, membre du Conseil Economique et Social.
Dans ce cadre, le CNI soutien la réforme de l’enseignement primaire lancée par Xavier DARCOS, Ministre de l’Education Nationale.
« On ne peut que se féliciter de la détermination du Ministre et l’encourager sur la voie des réformes d’enseignement telles que la suppression de la méthode globale. Aux lumineuses révolutions pédagogiques des penseurs « soixante-huitards » de l'éducation nationale, je préfère que l’on revienne aux fondamentaux de l’enseignement traditionnel tels que : savoir lire, écrire, compter avant l’entrée en sixième. Ce qui est, tout de même, la moindre des choses» déclare Annick du ROSCOÄT.