Le courage de dire, la volonté de faire
Depuis quelques mois je suis tenté d'intervenir sur tout ce qui se dit autour de l'enlèvement et la détention d'Ingrid Betancourt par les Farc en Colombie. Il est bien évident que rien ne justifie les agissements de ces groupes révolutionnaires trafiquants de drogue et auteurs de nombreux autres actes terroriste innacceptables. Il est bien évident que je comprends les calvaires que vivent cette femme et sa famille, particulièrement ses enfants. Il faut se souvenir qu'Ingrid Bétancourt, de double nationalité franco-colombienne a été candidate, non pour une mission française, mais en qualité de Colombienne, aux élections présidentielles de son pays et qu'elle y avait mené une campagne dure contre le trafic de drogue, dure lcontre a corruption et dure donc contre les Farc tout ou partie responsables de ces maux qui empoisonnent la vie colombienne. Cette campagne difficile a peut-être été déterminante dans son enlèvement, ce qui ne le justifie en rien.
Maintenant, que notre diplomatie recherche, comme elle le fait depuis cet enlèvement donc depuis de nombreuses années, toutes les solutions diplomatiques ou de collaboratyions avec des états colombiens ou voisisns pour obtenir au plus vite sa libération, me paraît plus que normal.
Mais ce que l'on entend depuis quelques jours et particulièrement depuis une déclaration de notre premier ministre qui dit que la FRANCE pourrait participer en accueillants sur son territoire des rebelles Farc prisonniers du régime colombien contre la libération d'Ingrid Betancourt et de ses compagnos d'infortune me fait peur. Comme si notre pays n'hébergeait pas déjà assez de gens dangereux pour la sécurité nationale.
Pour mémoire ou information, voici l'info du Figaro !
Lu dans "le Figaro" ce matin : "...Si la France se dit prête à accueillir des guérilleros des Farc libérés, le président Uribe «doit être celui qui va permettre la libération de l’otage», affirme François Fillon."
Négocier la libération de ces otages et même d'Ingrid Bétancourt pour, en contre partie accueillir sur notre sol, des rebelles que libéreraient le pouvoir colombien est pour moi injustifiable. Si avoir déjà été la risée du monde avec l'accueil rocambolesque de Kadhafi pour solder la libération des infirmières bulgares peut éventuellement être classé en application d'une realpolitique, accueillir sur notre sol des traficants de drogue, des terroristes, cela demande pour le moins une véritable réflexion ! Ca ne peut pas être une idée venue comme ça un matin de grand froid !
Pour ma part ma réflexion est faite, c'est non. J'ose espérer que dans ce monde fou dans lequel on vit, notre diplomatie à d'autres arguments à faire valoir !