Le courage de dire, la volonté de faire
Le « détail » du premier ministre François Fillon est « dégueulasse » d’après son secrétaire d’état chargée de la politique de la ville, Fadela Amara ( collègue avec madame Christine Boutin !) La vie politique s’anime !
Pour les propos du premier ministre, Stop, stop à la presse et à la gauche qui n’a rien à dire, ce n’est pas parce qu’ un jour un homme politique a été odieux en employant ce mot « détail » que l’on doive s’interdire de le prononcer bientôt il va falloir le retirer des dictionnaires de la langue française ? Samedi dernier au conseil national de l’ UMP françois Fillon a simplement voulu, dans son intervention, dire que cette « affaire » autour de l ‘ADN n’était qu’un amendement, une infime partie dans l’ensemble du projet de loi présenté par son ministre Brice Heurtefeux. A ce sujet j’ai beaucoup apprécié le blog de notre ami Christian Vanneste :
« …Du déluge de bêtises à propos des « tests ADN très controversés »… Dans 12 pays européens, le pragmatisme l’a emporté. Dans le nôtre, la confusion mentale a atteint certains responsables politiques que l’on pouvait croire intelligents comme BALLADUR ou PASQUA. Ce qui est le plus inquiétant dans cette affaire n’est pas d’ordre moral mais intellectuel. La France avait la chance à l’âge classique d’avoir bénéficié de la pensée cartésienne, des idées claires et distinctes, de ce discours où « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Voilà qu’un chanteur dit que le recours au test ADN, c’est « sale » et que M. BALLADUR se dit « choqué ». On est là dans l’impressionnisme du sentiment, l’affectivité confuse et non plus dans une pensée digne de ce nom.
Le recours au test ADN est volontaire, il permettra l’accélération et la légitimation des procédures de regroupement familial comme cela se pratique dans de grandes démocraties amies, qu’on insulte au passage sans même en avoir conscience…. »
C’est tout. De là, qu’un ministre du gouvernement du même François Fillon, dise publiquement de l'amendement déposé par un député au cours de la dicution d'un texte de loi proposé par son collègue Brice Hortefeux, c’est « dégueulasse » est choquant et insupportable. Manque de politesse élémentaire, manque de vocabulaire car il y d’autre façon d’exprimer un désaccord, manque de solidarité au sein du gouvernement. Il aurait été plus logique qu'elle utilise, si elle y tenait, les mêmes propos après avoir présenté sa démission au président de la république, mais alors es-qualité présidente de son association « ni pute ni soumise ». L’utilisation de ce vocabulaire dans le cadre de sa fonction ministérielle est une insulte aux représentants du peuple de France qui siègent à l’Assemblée Nationale, de ses collègues ministres et de l'ensemble de l'exécutf . Un vocabulaire qui ne devrait pas être accepter.
Venons- nous avec cette affaire d’assister au premier couac sérieux de l’ouverture à des personnes de gauche pas toujours contrôlables ?
A suivre.