Le courage de dire, la volonté de faire

Le calme est revenu dans la nuit dans une cité de Fréjus où de violents incidents avaient éclaté dans la soirée après le décès accidentel d'un jeune homme qui s'est tué en tentant de se soustraire à un contrôle de police. Une odeur de brûlé planait encore vers minuit sur les lieux et le goudron fondu par endroits témoignait des violences qui ont éclaté vers 21 heures dans la cité la Gabelle, où le jeune homme résidait avec sa famille.
Selon le directeur de cabinet du préfet, Simon Babre, «le jeune homme a dans un premier temps fait demi-tour pour éviter un contrôle routier» vers 17h30 à l'entrée de Fréjus et «il a pris la fuite». «Il a tenté de contourner un deuxième dispositif et c'est en empruntant le bas côté de la chaussée qu'il a heurté un arbre», a déclaré le directeur de cabinet du préfet.
L'engin du jeune homme n'a eu aucun contact avec les véhicules de la police, selon la même source. Mohamed El Matari, 21 ans, venait de faire du trial, et rentrait sur sa moto-cross non immatriculée, avec laquelle il n'était pas autorisé à rouler sur la route, selon ses proches.
Le jeune homme, un Marocain, qui s'était installé en France avec sa famille dans les années 1990, travaillait dans une usine. A l'annonce de son décès, entre 40 et 50 jeunes gens ont commencé à briser des vitrines à l'entrée de la Gabelle, selon la police. Les vitrines d'un magasin de fleurs ont ainsi étaient complètement détruites, tout comme des vitres de la mairie annexe et deux cabines téléphoniques.
Les jeunes gens ont également incendié des poubelles, des pneus, un deux-roues ainsi que cinq engins tractopelle d'un chantier situé dans cette cité en partie en cours de rénovation, selon la police. Appelés sur les lieux, policiers et pompiers ont été accueillis aux portes de la cité par des jets de pierres et de cocktails Molotov. Les policiers ont alors envoyé des grenades lacrymogènes, sans pouvoir pénétrer dans la Gabelle.
Au total, 60 policiers, 30 gendarmes de Gassin-Saint-Tropez, trois pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie sont intervenus, appuyés par 90 CRS, selon la police. Aucun blessé n'était à déplorer, selon la même source. La moto du jeune homme a été placée sous scellés. Le parquet de Draguignan a été saisi et une enquête est en cours.
Ma réaction
Voilà un drame qui devient un fait divers tant il revient souvent sur le devant de l'actualité.
Il est dramatique de voir disparaître un jeune homme pour une bêtise. Notre police fait son travail, elle a en responsabilité la sécurité des biens et des personnes, c'est la mission qui lui est imparti.
Poursuivre un automobiliste ou un motocycliste s'il est en faute, pour excès de vitesse, pour avoir grillé un feu tricolore, ou pour circuler avec un véhicule interdit en ville ou sur route, et c'est le cas pour ce drame, fait partie de ses moyens d'action.
Maintenant ne pas s'arrêter quand les policiers veulent vous contrôler, ne pas répondre à leurs injonctions, fuire devant leur véhicule ce qui entraîne une poursuite, fait partie des risques que prend le seul contrevenant.
S'il y a accident c'est un drame, mais le seul responsable, soyons franc, c'est le fuyard.
Après ces drames, s'ensuive des manifestations du fait des amis du contrevenant qui ne savent pas le pourquoi de l'accident, ou le save trop bien, puis manifs qui donnent lieu à des actes de vandamlisme et parfois même de pillage.
La France est un pays de droit, où les lois sont faites pour être respectées par tous, jeunes et moins jeunes, gaulois ou immigrés et blancs ou noirs. C'est comme cela, vivre dans notre pays c'est peut être y avoir des droits, mais c'est aussi y avoir des devoirs et respecter la loi en est un essentiel.
Les policiers sont pris dans un système qui doit eux aussi les traumatiser, il va falloir bientôt qu'ils vérifient qui ils poursuivent ! c'est insupportable. Ils doivent pouvoir faire leur travail en toute sérénité et ne pas être en permanece montré du doigt comme les représentants d'un racisme primaire et être jeté à la vindicte populaire.
Quand ceux qui dénigrent le plus fort notre police sont victimes d'agression ou de vol ils sont ceux qui crient le plus fort contre l'inertie policière.
Alors stop, respectons la loi et faisons là respecter par tous, et il n'y aura plus de drame comme celui qui vinet d'endeuiller une famille marocaine vivant à Fréjus.