Le courage de dire, la volonté de faire
Malgré le soleil de ce printemps tant attendu, ce 20 avril 2010 restera un jour triste pour la famille de Jean-Louis Campredon qu’une foule d’amis de sa bonne ville de Saintry a accompagné pour son dernier voyage au crématorium de Courcouronnes.
Quelques soient les raisons qui ont marqué la fin de la carrière publique de Jean Louis Campredon, qui fut dans les années 80 / 90 maire de Saintry sur Seine, conseiller général de l’Essonne (deuxième vice président) et conseiller régional, il a en son temps payé sa dette à la société.
Pour lui le pire était à venir, entouré par son fils, sa famille et une petite poignée d’amis élus, mais lâché par la meute de ses confrères politiques d’hier, tous ceux qui se vantaient d’être de ses proches quand il était aux affaires, Jean louis a fini sa vie dans la peine et la tristesse, ne se remettant jamais de cette période de sa vie. Il aura vécu son calvaire sur cette terre.
Aujourd’hui au crématorium de Courcouronnes, la salle où sa famille l’accompagnait était comble d’amis anonymes, surtout des habitants de sa bonne ville de Saintry sur Seine qui n’avaient pas oublié leur ancien maire. Seuls quelques élus et quelques anciens élus du département, ils pouvaient se compter sur les doigts d’une main, l’ont accompagné, parmi lesquels Xavier Dugouin et le maire de Saintry, son successeur.
Ce constat est triste et bien à l’image de notre société dite moderne et évoluée ! Une société où, le courage d’accompagner à sa dernière demeure un homme qui avait fait un bout de chemin avec eux ou le seul et simple respect d’un homme décédé que l’on a connu et fréquenté n’a plus cours. Pour moi devant la mort on doit oublier certains errements pour ne penser qu’à l’homme. Personne ne connait son destin, et parmi ceux qui ont eu peur de se compromettre en venant saluer leur « ancien » ami, il y en a qui devrait réfléchir car le pouvoir est une drogue qui peut rendre l’homme aveugle ou parfois l’amener vers une certaine folie.
Salut Jean – Louis.