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Le courage de dire, la volonté de faire

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Thierry Mariani : «La nationalité française n’est pas une carte de crédit»

Cette intervention de Thierry Mariani intitulée  «La nationalité française n’est pas une carte de crédit» est  intéressante dans l’actualité estivale, après les graves incidents de Grenoble et les déclarations du Chef de l’état. Thierry MARIANI est un député membre et animateur du « collectif de la droite populaire » crée le 15 juillet dernier. Un groupe de député qui se réclame d’une vraie droite de conviction et qui veut agir afin que l’exécutif s’applique à remplir ses engagements électoraux de 2007, particulièrement pour ce qui touche à la sécurité de nos concitoyens.

 

Bonne lecture.......

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PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE MARTINAT

Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse, sera le rapporteur de la loi sur l’immigration à l’Assemblée, à l’automne.

Etes-vous d’accord avec Nicolas Sarkozy lorsqu’il propose de retirer la nationalité française à certains délinquants d’origine étrangère ?


THIERRY MARIANI. Oui car on ne peut pas admettre que des voyous tirent sur la police ou que l’on attaque des gendarmeries. La délinquance a pris des formes et une ampleur inconnues jusque-là. Il se trouve que le calendrier parlementaire prévoit que la nouvelle loi sur l’immigration, dont je suis le rapporteur, viendra en discussion à l’Assemblée fin septembre-début octobre. Je soutiendrai des amendements permettant d’en revenir à une disposition qui existait dans la loi jusqu’en 1998 : la déchéance de la nationalité française pour les auteurs de crimes, français depuis moins de dix ans et dont la condamnation est égale ou supérieure à cinq ans de prison ferme. Cela vise une minorité qui n’a pas sa place dans la communauté nationale.

On parle d’anticonstitutionnalité et de contradiction avec la convention du Conseil de l’Europe qui ne permet pas la déchéance pour des motifs de droit pénal général…


Je ne vois pas en quoi cela serait anticonstitutionnel si cela était valable il y a douze ans. Quant à cette convention européenne, il me semble qu’elle se limite à ne pas permettre l’apatridie. Ce qui compte, c’est que les dispositions que nous voulons prendre sont logiques et parfaitement comprises par la population. La France invisible et silencieuse pense que la nationalité française n’est pas une carte de crédit donnant uniquement accès à des services. Il y a aussi des devoirs.

Vous faites partie d’un collectif de députés de la majorité qui regrettait, jusqu’à ces derniers jours, que la sécurité ait été oubliée dans l’action de Nicolas Sarkozy…


Nous disons simplement qu’il y a des thèmes qui ont assuré notre victoire en 2007 et qui ont été oubliés ou qui sont passés au second plan. C’est bien de faire le Grenelle de l’environnement, mais n’oublions pas les autres sujets qui nous ont fait élire.

La surenchère de ces derniers jours doit-elle se poursuivre ?


Il y a surtout une surenchère dans les nouvelles formes de délinquance. Les mesures proposées répondent à la situation et cela suffit. Mais il faut les faire passer dans la loi : les annoncer, c’est bien, mais les faire voter, c’est mieux.

Serez-vous le prochain ministre de l’Immigration
?


Ce n’est plus dans mes projets d’entrer au gouvernement.

Mais si on vous y invitait ?


Tout dépend ce qu’on me proposerait.

source : le Parisien

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