Le courage de dire, la volonté de faire
Comme il l’avait annoncé à la suite des graves évènements, d’une rare violence, de la semaine dernière à la Villeneuve, banlieue de Grenoble, mais aussi à Saint –Aignan en Eure et Loire, le président s’est rendu ce samedi dans la préfecture de l’Isère pour mettre en place le nouveau préfet et apporter son soutien aux policiers avant de prendre la parole pour annoncer un certain nombre de mesures qui doivent concrétiser sa « déclaration de guerre », du début de semaine, à toute forme de délinquance aussi bien à la voyoucratie de Villeneuve qu’aux manouches de Saint –Aignan.
Au cours de son intervention il a certes félicité les différents services de police et la gendarmerie pour l’accomplissement de leur périlleuse mission qui est d’assurer la sécurité des français. Par delà ces évènements locaux, le président a annoncé un certain nombre de mesures qui doivent permettre de concrétiser cette annonce de « guerre » totale contre la délinquance.
L’annonce phare, qui fait la une de l’ensemble des médias, est son souhait que la nationalité fra
nçaise puisse être retiré à « ...toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de tout autre personne dépositaire de l’autorité publique... » « ...nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité françaises. Je prends mes responsabilités... »
Une proposition qui risque de ne rester qu’un effet d’annonce ! Quasiment le même jour que cette déclaration du Président, le Conseil Constitutionnel vient de déclarer que la majorité des gardes à vue pratiquées par la police sont illégales ! Comment alors imaginer que la plus haute instance juridique du pays, gardienne de la Loi, puisse légaliser ou même fermer les yeux sur cette proposition présidentielle qui est en contradiction avec l’article un de notre constitution « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion... »
Par contre le Président à fait des annonces qui dans la situation actuelle sont pleines de bon sens :
« ...que l’acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique ... » « ...la nationalité française se mérite... »
« ...que l’on évalue les droits et prestations auxquelles ont aujourd’hui accès les étrangers en situation irrégulière rappelant que « ...le taux de chômage des étrangers non communautaires a atteint 24 %, (pour un taux de chômage global de 10%)
Citant Michel Rocard, alors premier ministre de François Mitterrand, donc socialiste, qui avait lucidement convenu que « la France ne peut accueillir toute la misère du monde . .. » le président a ajouté « ...qu’une situation irrégulière ne peut pas conférer plus de droits qu’une situation régulière et légale... »
En annonçant qu’il souhaitait dès la rentrée parlementaire étendre les « peines planchers « ...aux auteurs de violences aggravées... » et l’instauration d’une peine de prison de 30 ans incompressibles.
Ce sont des propositions qui devraient pouvoir être mises en œuvre et appliquées dans des délais assez courts. Des propositions nous pourrions adjoindre celle de mettre fin au regroupement familiale pour les étrangers non communautaires.
Dans la situation actuelle, face à des débordements d’une violence extrême, il est nécessaire de ne faire que des propositions réalisables dans des délais les plus brefs possibles, pour aider efficacement et renforcer le moral des forces de l’ordre, rassurer l’ensemble de nos concitoyens et déstabiliser la voyoucratie.