Le courage de dire, la volonté de faire
Extrait d’un long communiqué de l’AFP suite à la nomination par l’Elysée de deux éminents socialistes
à la tête d’institutions nationales stratégiques faisant part des réactions négatives d’un certain nombre d’élus UMP. C’est bien que des députés de la majorité disent tout haut ce qu’ils pensent, mais ce serait beaucoup mieux s’ils avaient l’honnêteté et l’audace d’aller jusqu’au bout de leur refus en rejoignant des mouvements de droite qui depuis 2007 refusent entre autre, cette ouverture, pas à gauche mais à des individualités en mal de ministères ou présidences d’organisations nationales ! Je laisse volontairement de côté les réactions de gauche, elles ne m'interessent pas.
Courage, le système est bien engagé, la route se dégage et ce sera sans difficultés que la gauche gagnera les présidentielles et les législatives en 2012, ainsi après les départements et les régions ils auriont les mains libres pour détruire la France pendant dix ou vingt ans.
Communiqué :
En pleine campagne régionale, Nicolas Sarkozy a poursuivi l'"ouverture" avec la nomination du socialiste Didier Migaud à la Cour des comptes et celle du mitterrandiste (ex-PS) Michel Charasse au Conseil constitutionnel, suscitant grogne à droite et satisfaction
mitigée à gauche.
"Trop c'est trop! Il faut désormais avoir sa carte au PS pour obtenir des responsabilités dans la République", s'est indigné le député UMP Christian Vanneste.
"S'il s'agissait d'une première ...mais c'est l'effet d'accumulation qui est extrêmement dérangeant", a-t-il confié à l'AFP, citant ces dernières "ouvertures" dans les corps constitués et celles "tout aussi scandaleuses" qui se sont succédé au gouvernement depuis 2007.
"Migaud à la Cour (des Comptes), Charasse au Conseil constitutionnel et bientôt Royal au Commerce extérieur..", a ironisé un ténor du parti présidentiel, pour constater aussitôt après: "Chez nous, les échos sont déplorables", au parlement et dans les fédérations.
Le patron des députés UMP Jean-François Copé a d'ailleurs sobrement pris "acte" de la nomination de son collègue Migaud, mardi, jugeant "difficile pour (lui) de qualifier de bonne ou de mauvaise nouvelle les nominations".
"Question suivante", a répondu sans autre commentaire le chef de file régional (majorité présidentielle) en Paca Thierry Mariani, interrogé par l'AFP.
"Il y a le niveau de discours extérieur où l'on est obligé de se féliciter de l'"ouverture" voulue par l'Elysée et le niveau de discours intérieur.. et à l'intérieur c'est franchement délétère", a
expliqué M. Vanneste.
Car parmi les élus plus ou moins "ultras" de l'UMP, nombreux sont ceux qui s'étonnent ou s'indignent ouvertement ou en privé de ce "très mauvais signal à envoyer à un électorat de droite désorienté" qu'il faut pourtant "mobiliser à plein" à moins de trois semaines du premier tour des régionales.
"C'est l'incompréhension à un moment où la campagne se politise de plus en plus du fait des tensions sociales", s'est étonné à son tour une tête de liste de la majorité présidentielle.
"L'exemple vient d'en haut, et à force de s'habituer aux nominations de gauche nos électeurs vont finir par voter à gauche", a ironisé Lionnel Luca "ultra" assumé de l'UMP. Et d'ajouter comme beaucoup d'autres que depuis 2007, l'"ouverture ne nous a pas apporté une seule voix. Bien au contraire, il suffit de regarder les sondages !"
De Régine LAMOTHE (AFP)