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Le courage de dire, la volonté de faire

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Les aides UMP, baromètre de l'utilité politique de ses clubs

Depuis la nouvelle législature, et le non renouvellement de son contrat d'association signé en 2002 avec Alain Juppé, le CNI n'est plus allocataire de l'UMP et n'entre donc pas dans le tableau ci-dessous.
Depuis sa création l' UMP se dit en délicatesse budgétaire, alors que c'est le parti qui de tout les temps est pourvu de la plus importante dotation d'état. Le nombre de voix obtenues aux dernières législatives et les reversion annuelles par élus représentent une somme fabuleuse. Et pourtant quand les militants voient la maigreur des paquets de tracts ou affiches pour les régionales ils doivent se poser des questions ! Mais là c'est leur problème de gestion, pour moi ça reste au niveau de l'information !
Par contre pour ceux qui sont encore bénéficiaires d'une aide annuelle de l' UMP il est à remarquer que l'ouverture à gauche coûte chère aux "petits clubs " de droite !
Nous verrons en mars lors des élections régionales si c'est le bon choix ! Cette statistique grandeur nature risque de contredire ce type de choix.

Chaque année, l'UMP distribue des subventions aux clubs politiques de ses principaux cadres. Mais le parti majoritaire a dû se serrer la ceinture en 2008 et faire des choix parmi les chefs de groupes. Au grand dam de certains.

Avec un déficit d'environ 29 millions d'euros à la fin de l'année 2007, l'UMP a dû serrer son budget. Le parti a notamment été forcé de diminuer les allocations qu'il verse aux clubs politiques qui lui sont liés. Les derniers bilans financiers transmis à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) parlent d'eux-mêmes : entre 2007 et 2008, ces subventions sont passées de 4.511.971 € à 3.423.391 €.

Ces aides financières sont réévaluées chaque année par le secrétaire général Xavier Bertrand et le trésorier Eric Woerth. Le grand argentier de l'UMP a d'ailleurs donné l'exemple en réduisant de 79% les subsides accordés à son association, qui avait reçu 55.000 € en 2007 et n'a touché que 11.250 € en 2008.

Parmi les clubs politiques liés à l'UMP qui ont vu leur financement largement amputé, Le Chêne de Michèle Alliot-Marie. En 2008, le réseau de la ministre de la Justice s'est vu priver de l'intégralité des 95.280 € que l'UMP lui avait accordés en 2007. Idem pour Jean-Pierre Raffarin : le club Dialogue et Initiative du vice-président de l'UMP a perdu un tiers de ses aides (de 150.000 € à 100.000 €).

Mais tous les clubs ne sont pas soumis au même régime. Crise ou pas crise, la majorité sait aussi récompenser ses meilleurs éléments. Les subsides accordés au groupe des Progressistes d'Eric Besson ont ainsi été doublées entre 2007 et 2008, passant de 50.000 à 100.000 €. Idem pour le club France 9 emmené par François Fillon, qui a gagné 20.000 € entre 2007 et 2008. Mais la plus grosse subvention reste celle accordée au Parti radical de Jean-Louis Borloo : 1.000.000 € en 2008, soit une hausse de 21%.

Pour expliquer ces choix, l'UMP assure par la voix de son porte-parole Dominique Paillé qu'il existe des «paramètres objectifs» pour déterminer le montant des aides : «Nombre d'adhérents, nombre de travaux, de propositions fournies à la maison-mère…». Mais concède qu'il convient aussi de «tenir compte de l'aspect d'utilité politique» des courants «notamment en terme électoral». Traduire : les groupes les plus prometteurs pour les échéances électorales à venir doivent être soutenus.

Jim Jarassé - Le Figaro.fr

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