Le courage de dire, la volonté de faire
Coucou me revoila, dix jours de silence pour raison de déplacements en province, trois quart CNI et un quart repos que j'ai jugé bien mérité, dans mon Isère natale.
Trois quart CNI en compagnie d'Annick du Roscoät, présidente du CNI.
Nous avons visité les fédérations du très grand sud - ouest, de Sète à Bordeaux pendant trois jours, conférences de presse et réunions se sont succédées, avec toujours un accueil studieux et convivial. Puis ce fut Lyon et Condrieu avec l’ensemble des cadres de la région Rhône –Alpes. Avant de prendre quelques trois jours de delaxe dans mon Isère natale, trois jours consacrés à des amis, des ballades champêtres et la cueillette des premiers champignons ! le bonheur !
Que ce soit dans nos réunions avec les militants du CNI, ou avec les journalistes et même avec nos amis, les mêmes sujets revenaient dans les conversations : l’affaire Besson qui avec l’accord du président de la république refuse de signer les décrets d’applications de la loi, votée par le parlement ! sur les ADN et l’immigration, la taxe carbone les délires de Nicolas Hulot, l’égérie des hommes de pouvoir, j’en passe et des meilleurs sans oublier l’affaire politique de cette rentrée, l’affaire Clearstream où s’affrontent deux hommes d’état, et peut être deux conceptions de la justice !
Je viens de lire sur le site du Parisien / Ajourd’hui, un article qui a pu vous échapper et qui a retenu mon attention. Je me permettrai de la commenter.
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La polémique ne cesse d'enfler et les réactions de tomber après les propos tenus mercredi soir par Nicolas Sarkozy sur la «culpabilité» des prévenus, dont fait partie Dominique de Villepin, dans l'affaire Clearstream.
Chez les responsables de l'UMP, on s'étonne de la polémique. Le porte-parole de la majorité, Frédéric Lefebvre, va même jusqu'à conforter les propos de Nicolas Sarkozy, estimant que «les coupables sont toujours parmi les prévenus». (déclaration intéressante de la part d'un responsable politique dans une république, un pays de droit !)«Je ne comprends pas pourquoi certains prévenus se sentent si coupables, précisément», a t-il ironisé ce jeudi.
Pour le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, c'est un faux problème. «Est-ce qu'un seul nom a été cité par le président de la République ? Alors, où est le problème ?», (le problème est qu'il parle !)a-t-il réagi à son arrivée aux Journées parlementaires UMP au Touquet (Pas-de-Calais). Le député Yves Jégo a eu une réaction similaire, qualifiant «l'agitation entretenue» autour du mot «coupables» de «rideau de fumée» (il n'a toujours pas compris comment ça marche !)pour «éviter de parler du fond» de l'affaire.
Les villepinistes indignés
Chez les élus UMP, la question divise pourtant. Présents ce jeudi au Touquet, plusieurs députés villepinistes ne croient pas à un simple lapsus. «Quand on est avocat (profession de Nicolas Sarkozy, ndlr), on sait faire la différence entre prévenu et coupable», considère Jacques Le Guen, député du Finistère, qui souligne que les propos, diffusés sur France 2 et TF1, étaient enregistrés : «S'il avait voulu ensuite changer sa phrase, il l'aurait fait.». (c'est le bon sens, mais le pouvoir peut rendre aveugle et surtout faire perdre la mémoire)
La députée Marie-Anne Montchamp rappelle que le chef de l'Etat lui-même a estimé mercredi qu'il fallait s'excuser après une «maladresse», en évoquant l'affaire Hortefeux. (fait ce que je dis, mais ne fait pas ce que je fais !)
Les socialistes choqués
A gauche aussi, on se dit choqué. Dès mercredi soir, le député socialiste Pierre Moscovici a déclaré : «Il y a des expressions qui ne sont pas seulement maladroites. Parler des coupables alors lorsqu'on est président de la République, c'est à dire le garant de l'indépendance de la justice et aussi du respect de la présomption d'innocence, c'est extrêmement choquant», a insisté l'élu du Doubs sur Europe 1. et oui !