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Le courage de dire, la volonté de faire

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Le CNI 91 s'associe à la campagne de l'association "Parents Contre la Drogue"

Face au de plus en plus grâve problème que pose la prolifération, à tous les âges, des drogues de toutes sortes, il y a quelques mois le CNI avait tiré la sonnette d'alarme en invitant Serge Lebigot et l'association "Parents contre la Drogue" pour un tour de France de conférences.
Nous avions prévu d'en tenir plusieurs en Ile de France. Donc après le succès de celle tenue dans le Hauts de Seine, la prochaine aura lieu en Essonne vers la mi -octobre. Lors de sa réunion du 28 septembre la fédération CNI de l'Essonne en fixera la date.
Afin d'amorcer le débat, je souhaitais vous faire connaître l'excellent article paru la semaine dernière dans "Valeurs Actuelles" sur ce sujet sous la signature d' Arnaud Folch.
La conférence en Essonne sera animée par Serge Le Bigot président de "Parents contre la Drogue" et pour le CNI par notre responsable de ce  thème,  un jeune étudiant CNI, Fabien Lefèvre -Cros.

BB.

"Salles d'injection" pour toxicomanes ?

Stupéfiants. Delanoë est pour. Une pétition de Parents contre la drogue s'y oppose.
Arnaud Folch, le 10-09-2009
Alignées les unes à côté des autres,une demi-douzaine de petites tables avec chaises. Lumière douce,miroirs,salles d’attente : on pourrait se croire dans un salon de coiffure un peu austère. Sauf qu’un bac en inox est posé sur chaque table. À l’intérieur, une seringue, un garrot et un petit chiffon. À deux reprises, le 19 mai, puis les 11 et 12 juin, un collectif d’associations a décidé de présenter, à Paris, « ce que pourrait être une salle de consommation à moindre risque ».Consommation de drogue, s’entend.


Passée quasi inaperçue, l’initiative a fait réagir l’association Parents contre la drogue, qui vient de lancer une pétition contre l’ouverture de telles “salles de shoot” sur son site Internet (www.parentscontreladrogue.com). « Après la distribution de seringues, le remboursement par la Sécu de drogues de substitution et les millions d’euros de subventions distribués chaque année aux “associations d’usagers”, c’est une nouvelle étape qui risque d’être franchie », proteste Serge Lebigot, le président de l’association. Car la présentation de cette “salle de consommation”n’a rien d’une simple “provoc” orchestrée par quelques extrémistes.L’objectif est clairement assumé:imposer,au nom de la « réduction des risques »,l’implantation « à titre expérimental » de tels lieux, permettant aux “accros”à l’héroïne de venir se piquer dans un espace réservé, financé par l’État et géré par des “travailleurs sociaux”.

 

Alors que quatre-vingts structures de ce type existent déjà dans sept pays (Allemagne,Suisse,Pays-Bas,Espagne, Norvège, Australie et Afghanistan), « la France, affirme l’association Act Up, l’un des parrains du projet, reste l’un des pays les plus réactionnaires en Europe dans son refus idéologique de toute expérimentation » de ce type.À ses côtés, une nébuleuse d’autres structures qui, sous prétexte de lutte contre les overdoses, le sida et l’hépatite C, en appelle – plutôt qu’à un objectif de sevrage – à une reconnaissance du statut d’“usager de drogue” : Asud (Autosupport des usagers de drogues), Aides, Techno Plus,Atypik, SOS Drogue international, Cannabis sans frontières, Pharm’Addict, L’Oasis ou encore Prév’en Teuf (sic).

Le 9 juin, Bertrand Delanoë a luimême fait voter un voeu par le Conseil de Paris demandant « l’ouverture d’un débat sur les salles de consommation ». Les Verts,le NPA d’Olivier Besancenot, le MJS (Mouvement des jeunes socialistes), divers élus PS et même certains UMP (tel Michel Heinrich, députémaire d’Épinal) y sont aussi favorables. Or, souligne Serge Lebigot, « toutes les expériences menées à travers le monde le démontrent : l’ouverture de “salles de consommation” a encore aggravé la situation ».

Dressant le bilan de la salle d’injection installée à Melbourne, l’association Drug Free Australia,partenaire de Parents contre la drogue, relève ainsi que le taux d’overdose est plus important à l’intérieur du site (une pour 106 injections) que dans la rue (une pour 3821).Explication, tirée d’un rapport officiel : « Rassurés par la présence de personnel médical, les “clients” prennent plus de risques avec des doses d’héroïne plus élevées dans la salle d’injection. »

Ces shooting rooms, comme on les appelle là-bas, seraient aussi “incitatives”: 3,6 % des habitants de la Nouvelle-Galles-du- Sud, État d’Australie ne disposant pas de salles d’injection, assurent qu’ils « testeraient » le produit si une telle structure était installée près de chez eux.Autre conséquence de ces installations dédiées aux toxicomanes: l’arrivée massive de dealers aux alentours. Plus il y a de “clients”,plus il y a de “vendeurs”.

Dans une lettre adressée à Serge Lebigot le 20 avril 2007,pendant la campagne présidentielle,Nicolas Sarkozy avait prévenu:«Je suis totalement opposé […] à la délivrance de drogue, même sous contrôle médical.» A-t-il changé d’avis? Si tel n’est pas le cas,la nouvelle présentation- promotion d’une salle d’injection prévue à Biarritz du 13 au 16 octobre dans le cadre du colloque Toxicomanies-Hépatites-Sida serat- elle maintenue?

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