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Le courage de dire, la volonté de faire

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Christian Vanneste n'est certainement pas seul à s'interroger sur la justice

"...De Fofana à Orelsan, l’ignoble ou les infortunes de la République

Le fonctionnement de la Justice dans notre pays offre un bien triste spectacle. Il n’y a plus guère de procès qui n’en révèle les faiblesses. Depuis « Outreau » jusqu’au « Gang des barbares », en passant par « Colonna », les décisions de justice sont critiquées soit en raison des défaillances des magistrats, soit parce que la réponse judiciaire ne répond pas à l’attente des uns ou des autres.

C’est à cette seconde catégorie qu’appartient la polémique qui a suivi le procès des assassins d’Ilan Halimi. J’aurais souhaité, moi aussi, des peines plus sévères pour des actes ignobles qui suscitent la honte pour leur barbarie comme pour leur veulerie. Comme il l’avait déjà fait à propos de Mathurin, Philippe BILGER a demandé avec son talent coutumier l’application de la Loi et s’est félicité de l’équité avec laquelle le jury avait répondu à ses réquisitions.

C’est donc le système et sa double carence qui doivent être fustigés, avec des peines incompressibles insuffisantes, et qui deviennent des plafonds alors qu’elles devraient êtres des planchers. On a trop écrasé la hiérarchie des peines depuis l’abolition de la peine capitale. On a trop transformé les libérations possibles en libérations nécessaires.

Mais, comment ne pas être troublé par l’origine politique de l’appel de ce jugement ? J’y vois une double remise en cause des fondements de notre démocratie : que reste-t-il de la séparation du pouvoir politique d’avec l’autorité judiciaire ? L’appartenance communautaire de la victime ne devrait ni augmenter une horreur qui paraît déjà absolue, ni laisser penser que des revendications d’un groupe et les intérêts politiques qu’il représente puissent jouer un rôle déterminant dans une décision de Justice. Il y aurait donc des français plus égaux que les autres ? Remise en cause de la séparation des Pouvoirs et du principe de l’égalité des Citoyens : deux entorses aux principes de la République qui trahissent le trouble et l’incertitude qui habitent notre société.

Le lamentable débat sur l’éviction d’un rappeur de la programmation du Festival de la Rochelle, les Francofolies révèle un autre symptôme. Pour ma part, je défends la liberté d’expression. Mais le malaise n’est pas illusoire. La loi a multiplié les « catégories sociales » (comme dit curieusement DARCOS à propos des femmes) qu’il faut protéger particulièrement non seulement des agressions physiques, mais aussi des atteintes verbales, en restreignant du même coup la liberté de penser. Bizarrement, ce sont souvent les mêmes qui se portent au secours du rappeur outrancier et dénoncent sexisme, racisme ou homophobie à la première infraction au politiquement correct. Comment font-ils pour résoudre ce paradoxe ? C’est simple : ils le dissolvent dans l’air du temps, saturé par le brouillard du microcosme médiatico-mondain. Pour ces beaux esprits, l’homme politique ne doit à l’évidence qu’user avec modération de la parole qu’il détient en toute légitimité de ses électeurs. Le rappeur, lui, a tous les droits, et d’autant plus que le premier ne fait que participer aux débats d’idées, si accessoires en démocratie, tandis que le second s’appuie sur l’immunité croissante des sentiments égotiques, si possible éphémères et malsains. C’est ce que nous apprend l’ineffable et nouveau Ministre de la Culture : Frédéric MITTERRAND qui à l’encontre de Valérie LÉTARD qui avait trouvé le texte de « sale pute » ignoble, considère lui, que « c’est l’expression d’un dépit amoureux ». Ce n’est donc pas la liberté d’expression que l’on défend, mais la « catégorie sociale » des rappeurs. Il est vrai que chez les Rois aussi, le bouffon avait seul le droit à la parole libre. S’avisera-t-on que nous sommes en République…?..."

Christian Vanneste, député CNI, se pose des questions sur notre société et son fonctionnempent, comme beaucoup d'entre vous et moi . Particulièrement sur la justice telle qu'elle est appliquée et rendue dans notre pays, une république laïque, un état de droit. En ce début de vacances, voila un sujet de réflexion qui pourrrait occuper nos esprits.

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T
il y a déjà un bon moment que la question devrait être posée.  Par moment la République devient bananière ..
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