Le courage de dire, la volonté de faire
Décidément les remaniements ministériels ont toujours des effets collatéraux qui ne manquent pas de sel !
Trois ministres au moins ont retenu la leçon de leur ex – patron François Fillon. En effet souvenez vous lors de la composition du dernier gouvernement Chirac il y eut quelques ministres qui restèrent sur le carreau et qui ne réagir pas tous dans le respect de l’esprit républicain, Pierre André Wiltzer, Michel Barnier et en particulier un certain François Fillon qui n’hésita pas à déclarer que seul son action ministérielle, apparaîtra en positif dans ce que l’histoire retiendra de l’action de Jacques Chirac au cours de sons quinquennat ! Il fallait le faire !
Fort de cette leçon, le dernier mouvement ministériel a donc suscité lui aussi des déclarations dans le genre règlements de comptes ! Le feu a été ouvert par Christine Boutin qui s’en prend au premier ministre qui l’aurait trompé ! sans s’attaquer à l’Elysée, car le secrétaire général Claude Guéant aurait décroché son téléphone pour faire à Boutin «un certain nombre de propositions intéressantes». Parmi ces propositions, il y a en une qu'elle juge sérieuse, le poste d'ambassadeur de France près le Saint-Siège, au Vatican. Yves Jégo, lui, attend de voir le président pour connaître la niche qui lui sera proposée pour ne pas dire ce qu’il pense des rapports entre l’état et les patrons Béké des Caraïbes ! Enfin le rugbyman Bernard Laporte, lui semble ne rien demander, par contre il donne son avis sur ses ex collègues en particulier Rachida Dati et Bernard Kouchner. (cf le Figaro en général assez bien informé !) Ce qui est regrettable c’est que tout ce beau monde « qui nous dirige » se laisse aller à dire ce qu’il pense que lorsqu’il est écarté du pouvoir, alors ces cris de sincérité sonnent plus comme une sorte de chantage !
Nous voilà bien loin de l’esprit républicain, du respect de la France et de son peuple aux noms desquels ces acteurs de la vie politique ont l’honneur d’être appelés à agir La rage de perdre un portefeuille ministériel s’estompe avec une compensation honorifique et financière. Lors de sa campagne le président Sarkozy avait maintes fois répété, si j’ai bonne mémoire que les nominations ne seraient désormais faites qu’en fonction des qualités des prétendants ! Il y a là aussi loin des promesses à la réalité !