La réaction des électeurs n’a pas tardé ; ils étaient nombreux ce matin sur le marché à nous dire leur indignation : « Nous ne voterons pas, nous avons honte de la classe politique ». Il a fallu rassurer expliquer notre différence.

 

  • Comment s’étonner que nous soyons, nous aussi, dégoûtés par l’image qui est collée à la classe politique et qui nous pénalise ?
  • Comment s’étonner qu’il y ait de moins en moins de candidats à se présenter dans les petites et moyennes communes ?
  • Comment s’étonner de la perte de confiance qui se généralise ?

Oh, bien sûr, l’on nous dit : « vous n’êtes pas comme eux, le CNI a toujours véhiculé une image de sérieux, de confiance et de bon sens au service de nos concitoyens ».

Ces réflexions sont sympathiques certes, mais nous n’avons, hélas, pas accès aux médias qui nous permettraient de démonter qu’il y a politique et politique, qu’il existe des femmes et des hommes qui travaillent souvent dans l’ombre, fidèles à leurs convictions et à leurs promesses. Encore faut-il leur donner un moyen équitable pour se faire connaître, c'est ce qui s’appelle la démocratie