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Le courage de dire, la volonté de faire

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La France doit dénoncer l'orientation de la conférence "DURBAN II"

 

  • IntéC
  • :
  •           Il y a 60 ans en décembre était proclamée la Déclaration 
            Universelle des Droits de l'Homme, texte fondateur élargissant notre propre déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sacralisant le célèbre « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » L'assemblée générale des Nations Unies avait alors adopté ce texte à l'unanimité.

    Dans quelques semaines va se tenir à Genève la Conférence des Nations Unies sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et l'intolérance, dite « Durban II ». Autres temps autres moeurs, Eleanor Roosevelt et René Cassin ont été remplacés par les représentants de la Lybie et de l'Iran, pays respectivement président et co-président de cette conférence, assistés par Cuba.

    Les textes préparatoires de la résolution finale de cette conférence ne peuvent laisser indifférent quiconque est attaché à l'esprit qui a présidé à la déclaration française de 1789 et à celle universelle de 1948. Ce qui se prépare, comme lors de la conférence de Durban en 2001 est un véritable détournement.

    Les textes préparés par le rapporteur Doudou Diène sont révélateurs de l'état d'esprit de la conférence. Il y accuse les pays occidentaux d'encourager depuis le 11 septembre les formes les plus sournoises d'islamophobie qu'il fait remonter aux premiers contacts de l'islam et de la chrétienté. L'esclavagisme n'y est abordé que dans sa forme transatlantique, comme si les trafics transsahariens n'avaient jamais existé. Le racisme ne semble exister que dans les pays occidentaux, les immigrants noirs abandonnés dans les déserts dans certains pays nord-africains ne sont que des mirages sans doute. S'il prend en compte également les autres formes de discrimination religieuse, c'est surtout le «racisme antimusulman» qui retient son attention. Il estime que la laïcité est utilisée pour «manipuler la liberté de religion», et qu'il faut assimiler toute remise en question d'une croyance religieuse à une insulte raciste et la punir ! On met en place tout ce qu'il faut pour instaurer une nouvelle inquisition, fondée sur le crime de « diffamation de la religion », voici revenue la criminalisation du blasphème !

    Tout se passe comme si on mettait l'antiracisme au service du pire des obscurantismes, Le document préparatoire de la Conférence est inacceptable, tant par la criminalisation de la diffamation des religions que par l'instrumentalisation et la hiérarchisation à des fins politiques de la souffrance des victimes.

    On impose, au nom de la prétendue liberté religieuse, la supériorité d'une religion - l'Islam - sur toutes les autres religions et sur tous les mouvements d'idées en exigeant notamment l'établissement d'un délit de blasphème en contradiction ouverte avec la liberté absolue de conscience, la liberté d'expression et la laïcité.

    On institutionnalise l'antisémitisme en mettant ouvertement et systématiquement en accusation l'Etat d'Israël par des thématiques racistes n'ayant aucun rapport avec le libre examen critique, auquel chacun peut se livrer, de la politique étrangère d'un Etat.

    On promeut des thèses sexistes, hostiles aux droits des femmes et contestant en particulier leur droit à l'émancipation, critiquer la burkha est assimilé à du racisme.

    On refuse la condamnation des Etats qui pratiquent la discrimination, voire la répression, au sein de leur propre société.

    On rejette l'universalité des droits de l'homme au profit d'un communautarisme exacerbé qui devrait tenir compte des « spécificités culturelles » pour mieux discriminer entre les catégories de citoyens.

    Tout cela est d'une gravité extrême car c'est l'ONU qui est supposée s'exprimer à travers les conclusions de la conférence. La France ni l'Europe ne peuvent cautionner cette sinistre mascarade. Il faut s'abstenir de participer à la conférence autrement que comme simple observateur.

    La France, pays de René Cassin, se grandira en dénonçant vigoureusement l'orientation de la conférence « Durban II », et en agissant fermement pour que cesse cette dérive scandaleuse des institutions de l'ONU. Il est plus que temps de dire stop.


    Jean-Noël AMADEI

 

       

 

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T
La France était le pays de lumières et des libertés..... mais c'était dans un autre siècle hélas car les faits quotidiennement démontre le contraire.......
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