Le courage de dire, la volonté de faire
Trouvé sur le site de notre ami Jean Pierre Retord, membre actif du CNI Loire,
il est vrai que cette histoire pure invention de l’esprit est in fine assez proche de la réalité. C’est pourquoi je n’ai pas résisté à l’envie de vous en faire part.
« ...Crise des subprimes : une explication très simple pour ceux qui essayent
encore de comprendre !
Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de
Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles
clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu
qu'elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en
plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de
rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,
pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs
recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettes
des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs
recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers
que nul n'est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire
et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de
Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement
inconnues de tous (c’est à dire les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait
de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Madame Ginette à Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.
La buvette de Mme. Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le ....
Par Jean – Pierre RETORD