Le courage de dire, la volonté de faire
Le Figaro, comme l’ensemble de la presse de ce lundi se fait l’écho de l’information annonçant que la France, par la décision de son président, a décidé de na pas extradé Marina Petrella, condamnée par les tribunaux italiens à la prison à vie pour avoir participé à plusieurs assassinats dans les années 70 alors qu’elle militait activement au sein des « Brigades Rouges » qui semèrent la panique en Italie en assassinant un ancien premier ministre, un policier, ...
Voici une partie du communiqué AFP développé par Le Figaro, mais aussi par l'ensemble de la presse :
« ...L'engagement décisif des soeurs Bruni pour Petrella
O.W. et J.B. (lefigaro.fr) avec AFP
13/10/2008 | Mise à jour : 15:34 |
. Nicolas Sarkozy a renoncé à faire appliquer le décret autorisant l'extradition de l'ancienne brigadiste en raison de «sa situation de santé». Une décision en partie liée à l'activisme de la première dame.
Quel a été le rôle exact de Carla Bruni-Sarkozy et surtout de sa soeur, la réalisatrice Valéria Bruni-Tedeschi, dans la décision française de ne pas extrader Marina Petrella ? Dimanche soir, on a effectivement appris, selon une information publiée sur le site internet de Libération, que le choix de Nicolas Sarkozy de renoncer à extrader l'ancienne membre des Brigades rouges en raison de sa «situation de santé» a été annoncée à Petrella par la première dame de France et sa soeur, dès mercredi après-midi. Lors de sa conférence de presse, lundi, Nicolas Sarkozy précisé «c'est moi qui lui ait demandé» d'y aller. «Il n'y jamais d'incompréhension quand il s'agit de cause humanitaire» a-t-il ajouté.La femme du chef de l'État et sa soeur ont en effet bénéficié d'une entrevue d'une demi-heure. «Je lui ai demandé d'essayer de se réalimenter, au moins d'essayer de recommencer à boire», raconte Carla Bruni-Sarkozy à Libération. La chanteuse se dit «contente» de la décision. «On ne pouvait pas laisser cette femme mourir. La situation était devenue intolérable, dangereuse». Carla Bruni-Sarkozy loue également le rôle d'alerte jouée par sa sœur dans cette affaire. «Tout au long de ces deux derniers mois, (elle) a fréquemment parlé de ce sujet avec mon mari». Lundi matin sur Europe 1, Valeria Bruni-Tedeschi a rappellé que la décision était du seul ressort de Nicolas Sarkozy. «J'ai juste essayé de donner mon avis», précise-t-elle. Avant d'ajouter qu'elle souhaitait que Cesare Battisti, détenu au Brésil dans l'attente de son extradition vers l'Italie, soit également libéré. ... »
Certes les actes criminels qui ont valu sa condamnation à cette ressortissante Italienne sont anciens, mais à ce jour il me semble que nous ne lui avons jamais entendu prononcer une seule excuse, un seul regret pour une demande de pardon aux familles de ses victimes et au peuple italien. Si on le lui demandait elle ferait peut être la même réponse que Rouillan et serait alors défendu par Besancenot !
Elle a trouvé mieux. C’est donc une grâce présidentielle obtenue par madame Sarkozy –Bruni et sa sœur. Pourtant souvenons- nous, le candidat Sarkozy puis le président avaient clairement annoncé que la pratique des grâces présidentielles relevait du passé, une résurgence des prérogatives des rois de droit divin !
Une polémique de plus, notre pays en avait-il besoin dans la période difficile que nous traversons , et aussi une manifestation de plus à Paris devant le palais de l'Elysée le 19 octobre, cette fois par les familles, les proches, les amis et tous les italiens qui n'ont pas oublié les assassinats auxquels Marina Petrella a pris part.
Par contre, aujourd’hui, tous les justiciables qui souhaitent une grâce ou une remise de peine savent où il faut aller s’adresser ! Ce n’est pas du droit divin mais ça y ressemble !