Le courage de dire, la volonté de faire
Samedi 4 octobre, à l’initiative de monsieur PEILLON maire de saint Symphorien sur Coise avait lieu une manifestation du souvenir dont le prétexte était le cinquantième anniversaire de la création du Nouveau Franc en 1958.
Cela fait 3 ans que le maire de cette charmante petite localité des monts du Lyonnais souhaitait baptiser une place où serait installé une œuvre d’art symbolisant l’action du plus illustre de ses enfants
né et inhumé en son cimetière, Antoine PINAY.
Il eut la bonne idée de faire appel au CNI dont Antoine PINAY fut avec des hommes comme Roger DUCHET et René COTY, l’un des fondateurs. Avec l’aide de notre ami Laurent BETEILLE sénateur – Maire de Brunoy (Essonne) qui obtint la participation du Sénat l’affaire a trouvé un aboutissement heureux ce 4 octobre.
Malgré le froid en cette matinée d'octobre une foule dense se ressait sur la place Antoine Pinay, de nombreuses personnalités, invités par le maire, Roger PEILLON, participaient à cette émouvante manifestation : les deux filles d’Antoine PINAY et ses petits enfants étaient accompagnés du président de la Région Jean – Jack QUEYRANNE, du président du Conseil Général Michel MERCIER, de la représentante de Monsieur DELEVOYE, Médiateur de la République,( fonction dont Antoine PINAY fut l’initiateur en 1959), la sénateur du Rhône Isabelle LAMURE, de nombreux élus de la région et d’une importante délégation du CNI que je menais avec les présidents des fédérations du Rhône, Yves GUYON et de la Lo
ire, Patrick de MATTEIS, accompagnés de nombreux militants.
Au cours de mon intervention, je rappelais le rôle d’Antoine PINAY dans la création du CNI, mais aussi la présence permanente de notre mouvement dans la vie politique de notre pays, avec l’action de nos fédérations et de nos parlementaires. Au sujet de la création du Nouveau Franc, je me suis permis de souligner les similitudes entre la situation de l’économie française en 2008 et celle qu’avait résolue Antoine PINAY en 1958.
« …juste quelques mots au sujet de cette commémoration du cinquantième anniversaire du Nouveau Franc, nombre d’entre vous sont plus à même que moi pour en parler, sinon pour rappeler que cet acte politique concerté d’Antoine PINAY et de Jacques RUEFF sous la responsabilité du Général de GAULLE reste et restera dans les mémoires plus qu’un exemple, un symbole spectaculaire du redressement des finances publiques de la France en 1958.
La malice de l’histoire fait que l’économie française présente en cette année 2008 une situation qui ressemble, si l’on fait abstraction du chômage, d’assez près à celle de 1958 ! déficits budgétaires, endettement, envolée des prix, fuite des capitaux… La question que l’on se pose 50 ans plus tard est de savoir si nous aurons les ressources humaines mais aussi la force de conviction et la volonté politique nécessaire pour mettre en œuvre des réformes structurelles qui permettront de trouver dans les meilleurs délais des solutions efficaces pour l’avenir de notre pays et celui de nos concitoyens afin de laisser aux générations futures, nos enfants, un héritage qui leur assurera un avenir meilleur, comme ce fut le cas en 1958 à l’aube des « trente glorieuses » avec Antoine PINAY.
A l’époque, la rapidité et l’ampleur de la relance avait fait dire à l’académicien André MAUROIS « …on vit alors un curieux phénomène ; la panique de la confiance… » Cinquante ans plus tard le CNI n’est pas seul à souhaiter que ce genre de panique face place aux angoisses et à la sinistrose qui nous envahissent !… »
Une belle journée du souvenir où le CNI a eu sa place. Nous remercions monsieur Peillon pour son accueil et l'organisation parfaite de cette journée.