Le courage de dire, la volonté de faire
Le soleil est enfin arrivé, de plus l’on peut dire qu’en arrivant en ce début de mois de mai il a su choisir son moment, celui du farniente à la française. En effet voila un domaine où nous sommes au moins leader dans le monde des pays dits développés, c’est celui des jours fériés chômés ! Si nous occupons une bonne place mondiale dans l’audace et l’architecture des ponts et des viaducs, comme celui de Millau pour ne citer que le dernier, nous sommes de loin les leaders des ponts mais aussi des viaducs comme le calendrier de ce mois de mai 2008 a su nous les concocter ! Donc je profite de ces jours de semi - repos pour les promenades à vélo, le farniente et la lecture et la recherche d’infos qui m’auraient échappés en me promenant sur le Net !
Ces investigations me donnent à réfléchir et me confirme que notre pays, comme le reste du monde évolue, plus ou moins vite ou plus ou moins lentement selon que l’on est optimiste ou pessimiste ! Par contre il me semble constater que pour les hommes l’évolution est beaucoup plus lente mais qu’ils oublient de plus en plus vite le passé ou pour le moins n’en retiennent que ce qui les arrange selon leur propre idéologie ou la mode.
Dans ces dernières semaines deux exemples m’ont sauté aux yeux.
En ce moi de mai la presse quotidienne, les hebdos, les télévisions et les politiques consacrent leurs colonnes et leur temps aux évènements de mai 1968. Certes les évènements de mai 1968 marqueront un peu notre histoire, mais ce n’est tout de même pas 1789, ce fut une mise à jour de notre société, de notre vie sociale en rapport aux évolutions du monde technologique, industriel, économique et l’ouverture à la mondialisation qui étaient allé beaucoup plus vite.
Une évolution qui était due, et ça personne n’en parle aux évènements de mai 1958 et du retour du général de Gaulle aux affaires, qui allait sortir la France du dramatique problème algérien et donner leur indépendance à notre empire colonial, en dotant notre pays des institutions de la V° république qui allaient donné à notre pays une stabilité politique depuis longtemps oubliée ! C’est cette décennie, summum des trente glorieuses, qui a fait la France moderne d’aujourd’hui, avec de Gaulle, Pompidou, Malraux pour ne citer qu’eux qui symbolisent la grandeur retrouvée de notre pays, son évolution économique et l’éclat de notre culture. Il ne faut pas oublier que nombre de nos réussites industrielles et économiques d’aujourd’hui sont les résultats du travail accompli à cette époque : le lancement des programmes Ariane-espace, le développement de l’énergie nucléaire, le TGV, la naissance des bases industrielles d’Airbus, le lancement du réseau autoroutier et j’en oublie. Certes il y eu aussi de grandes réalisations qui furent à terme des échecs économiques comme « le France » ou le « Concorde », mais ils participèrent grandement à la recherche et à la réputation du génie français. Et oui je suis encore de ceux qui croient qu’il ya un génie français.
Pour l’oublie il y a aussi le décès de Germaine Tillon, une grande résistante, une déportée exemplaire, une femme qui a consacré sa vie aux autres et en particulier à l’émancipation des femmes. Un départ trop discret, à mon goût de la part de l’état, à côté de celui du poète et homme politique Aimé Césaire.
Pour en finir un aparté ! L’intervention du président de la république le 7 mai dernier, à l’occasion du premier anniversaire de son élection à la présidence, devant les parlementaires réunis à l’Elysée m’a laissé pantois ! Pourquoi lancer des piques contre l’ensemble de ses prédécesseurs (qui n’auraient rien fait !), même au général de Gaulle, dont il se réclame, qui à lui a failli perdre en 1967 alors que notre président a été largement vainqueur en 2007 ! La presse qu’il a tant choyée durant sa campagne, les hommes politiques du moment, l’opposition de gauche et Bayrou tout y sont passés ! Ce qui a fait dire, selon le Parisien, à quelques parlementaires « ...En fait, il nous a expliqué que c’est lui le meilleur... » Quel manque de simplicité, en ce début de deuxième année de mandat, une période dans laquelle notre pays et sa population se débattent avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter, les salaires qui n’en finissent pas de stagner, le prix du baril de pétrole qui perd la tête etc...
Résultat le président est, et pour cause, malmené par les sondages. Tout change, le monde, la France, notre société ....mais aussi nos valeurs !