Le courage de dire, la volonté de faire
Après les scrutins nationaux du printemps dernier qui ont permis l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'état et lui ont donné une confortable majorité à l'Assemblée nationale pour les cinq ans à venir, nous venons de vivre en cette fin d'hiver 2008 des élections territoriales, municipales et cantonales, plus difficiles pour la majorité présidentielle de droite. Le succès de la gauche des 9 et 16 mars a déjà donné lieu à de nombreuses analyses.
Celle qui saute tout de suite aux yeux, à Evry que je connais bien ! par exemple, le maire socialiste sortant, dans une ville en difficulté et à l'image plutôt négative a été, bien qu'opposé à 3 autres listes, élu dès le premier tour avec 70% des votants mais avec plus de 53 % d'abstention ! l'électorat de droite n'a pas voté.
Pourquoi ?
Plusieurs raisons peuvent être évoquées : l'effet Sarkozy, (trop facile car il n'explique pas tout) ! l'image droitière du maire socialiste qui trouble les esprits des électeurs de droite ? la déception des électeurs devant la baisse continuelle du pouvoir d'achat malgré les promesses du printemps dernier ? le jeu troublant du Modem tantot allié du PS, du PC mais aussi de l'UMP ! le casting des investitures ? Un peu de tout certainement, mais les résultats sont bien là et il n'y a qu'eux qui comptent. Evry n'est qu'un exemple, mais ce n'est pas non plus un cas isolé. Les succès de la gauche ont partout été atteint en raison du cumule de 2, 3, 4 ou de l'ensemble de ces raisons, sans oublier bien sur la personnalité des candidats qui dans ce type de scrutin, surtout dans les villes moyennes est souvent déterminant.
Le CNI se pose toutes ces questions et va dans les semaines et les mois qui viennent apporter sa réponse. Le communiqué ci-dessous, diffusé ce 25 mars, montre notre détermination à participer au débat national qui ne va pas manquer de s'installer au sein de la droite et de la majorité présidentielle.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les résultats des élections municipales illustrent moins une victoire d’une gauche sans projet ni sans ambitions – si ce n’est personnelles – que la démobilisation de nombreux électorat de droite.
Ces électeurs sont convaincus du bien-fondé des réformes entreprises par le Président de la République et le Gouvernement, mais ne se reconnaissent pas dans l’UMP. le constat est clair : un parti unique ne peut représenter la droite dans sa diversité.
Alors que ce qui reste du Centre se fourvoie dans des « combinazione » d’un autre âge et que les électeurs du Front-national réalisent enfin l’impasse de la dérive contestataire, il est temps qu’émerge une nouvelle force à droite.
Une force soutenant les réformes nécessaires, mais attentive à leur cohérence et à leur inscription dans un projet d’avenir clair pour tous les français.
Une force oeuvrant à la modernisation de notre pays, sans renier notre histoire ni nos valeurs.
Une force soucieuse d’intégrer pleinement la France dans l’Europe, tout en défendant notre souveraineté et nos intérêts fondamentaux.
Une force véritablement à l’écoute de tous ceux qui, par leur travail, font la France de demain.
Le CNI appelle tous les français partageant cette vision et ces objectifs à le rejoindre dès aujourd’hui pour créer cette nouvelle force.
Dans un an, nous serons au rendez-vous des européennes. Ensemble, nous ferons gagner la France