Nous vivons une période de notre histoire un peu particulière ! Le comportement des hommes publics, non seulement les politiques, me laisse de plus en plus souvent pantois, comme sûrement une bonne majorité de nos compatriotes.
Comme chaque matin en lisant "Le Parisien" mon attention a été attirée par un petit article sous la rubrique intitulée « COULOIRS » que je porte à votre connaissance :
" Hulot dit non à Allègre".
"Nicolas Hulot ne veut pas de Claude Allègre au gouvernement. Il l'a fait savoir à Nicolas Sarkozy, qui l'a reçu le 4 mars à l'Elysée. Figure de proue de la lutte contre le changement climatique, l'animateur de "Ushuaïa" juge qu'il serait incongru de nommer ministre un homme qui s'est attiré les foudres des chercheurs et des écologistes en émettant des doutes sur le réchauffement climatique et son origine humaine. En recevant les lecteurs du "Parisien" - "Aujourd'hui en France" le 25 février, Nicolas Sarkozy avait déclaré : "J'aimerai travailler avec Claude Allègre."
Ce genre d'information a le don de me mettre en colère. Sur quelle légitimité monsieur Hulot, ça me rappelle Jacques Tati ! s’appuie- t-il pour se permettre de donner publiquement des conseils aussi fort au Président de la République ?
Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi ce type d'information fait l'objet de publication dans la presse, alors que celle - ci ne se fait jamais l'écho de l’existence, des idées , des propositions ou simplement des avis des partis politiques, classés petits partis, même s'ils sont représentés au parlement, Assemblée Nationale et Sénat ! Ce n'est qu'un clin d'oeil à une triste réalité d’une désinformation pas très démocratique !
Monsieur Hulot réalise, c’est vrai, de beaux reportages sur les merveilles du monde, où son image et ses exploits sportifs sont à mon goût toujours trop mis en avant, (c'est le métier qui veut ça !) Qu'il donne son avis et qu'il milite pour ses idées sur les problèmes et l’avenir de la planète c'est son droit le plus strict et même son devoir s'il le juge nécessaire. Mais même s’il est un bon professionnel de la télévision, rien ne l’autorise à déclarer publiquement qu’il ne veut pas que le chef de l’état fasse appelle à Claude Allègre un chercheur, un homme politique, comme ministre, suite à une déclaration du président disant qu’il aimerait travailler avec cet ancien ministre socialiste. Au titre de quelle légitimité ce genre de déclaration de la part d’un show-man, certes au top dans son activité professionnelle, s’autorise-t-il à lancer publiquement des ukases au président de la république. Qu’il le fasse en privé s’il en a l’occasion, mais en public c’est intolérable.
Même si j'ai apprécié, en son temps, une part de son action au ministère de l'éducation nationale, je ne suis pas un accro de l'ancien ministre socialiste, Claude Allègre. Je ne suis pas non plus un supporter, un fan, de l'ouverture à gauche du président Nicolas Sarkozy, mais j'ai du mal à admettre ce type d'intervention qui semble devenir un peu trop courante dans la vie publique de notre pays où il suffit de s'être fait un nom dans le milieu du show-biz ou dans son art : musique, cinéma, sport ...pour s'arroger le droit d'intervenir au coeur des débats politiques. Dans ce cas qui aujourd’hui motive ma colère, sans me laisser aller à dire chacun à sa place, il y a quand même dans cette déclaration un manque de respect de l'homme qu'une majorité de notre peuple à porter démocratiquement à la tête de l’état jusqu’en 2012.