Le courage de dire, la volonté de faire
Je commence a avoir une certaine expérience des campagnes électorales. Il y a vingt ans et plus dans ces périodes poitiquement annimées les rues de nos villes offraient un spectacle trop souvent désolant. Il n'y avait pas un espace mural ou un bardage de travaux qui n'étaient pas maculé d'affiches les unes sur les autres et souvent déchirées, et les déchirures traînant à même le sol.
Tout cela a dieu merci beaucoup changé et j'y vois plusieurs raisons :
_ déjà les lois électorales ont limité assez drastiquement les dépenses de campagne ( les affiches sont onéreuses) et instauré des sanctions allant jusqu'à l'annulation des votes dansles cas de dépassements,
_ ensuite les villes ont peu à peu supprimé les espaces vides et crée des espaces d'expression, le tout suivi là aussi de poursuites pouvant coûter très chères aux contrevenants,
_ enfin les campagnes pour l'amélioration de l'environnement dans nos villes en particulier ont fini par atteindre les responsables politiques et leurs militants,
_ une autre raison peut être moins réjouissante, c'est que depuis plusieurs années le nombre de militants, en politique comme en associatif, est en forte baisse. Les partis politiques ont surtout mainteneant des adhérents qui votent pour leur candidat mais ne s'investissent pas comme les militants des années 60, 70 et même 80.
Depuis les premiers balbutiements de la campagne pour les municipales et les cantonales de mars prochain l'on assiste en plus à une floraison de chartres proposées par les candidats pour limiter la guerre de l'affichage et se partager à l'amiable les espaces laissés libres à cet effet. Dans la première circonscription de l'Essonne, pour ne pas s'éparpiller, par exemple ce nouveau comportement est proposé aussi bien par des candidats de droite que de gauche et devient même un argument de campagne. S'il semble que ce nouvel état d'esprit ou sens du respect de notre environnement trouve un écho favorales chez nos politiqeus, il y a encore des villes où cela ne marche pas. Aujourd'hui j'ai circulé à Evry, Courcouronnes, Lisses et Corbeil-Essonnes. Sans tenir compte du traditionnel "tu colles je te décolle et je recolle etc..." incontrôlable comme cela en passant, la mauvaise note revient à Corbeil où malgré la chartre de bonne conduite proposée par le sénateur-maire les bardages de travaux, les transformateurs EDF, certains murs, etc... sont maculés d'affiches, souvent déchirées, toutes nous offrant les visages des candidats socialistes et communistes qui semblent se livrer une bataille d'un autre temps. C'est remarquable et ça mérite d'être souligné, ces candidats sont les représentants des partis politiques les plus grands donneurs de leçons en tout genre particulièrement sur l'environnement !...
"Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fait"... doit être un dicton de gauche !