Le courage de dire, la volonté de faire
L’ouverture à gauche fait partie des deux évènements journalistiques qui ont particulièrement retenu mon attention en ce lundi 10 décembre !
Une interview de Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, dans « le Figaro » qui s’appuie sur un texte de l’Evangile « ...Il y a plus de joie dans le ciel pour le retour d’une brebis égarée que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont jamais quitté le bercail... » aux seules fins de justifier que l’ouverture à gauche, plus exactement à des hommes et des femmes de gauche plus ou moins représentatifs, n’était pas un gadget utilisé sans lendemain. S’en suive des explications pour démontrer que cette ouverture est due à la perte d’attractivité du PS, le besoin de recomposition du centre et un couplet ironique sur la Parti Radical à propos des ambitions que professe pour lui Jean-Louis Borloo.
Pas un mot sur la droite républicaine que le secrétaire général de l’UMP a oublié depuis le conseil national de son parti de juin au cours du quel il réclamait avec véhémence l’ouverture à gauche certes mais aussi jusqu’ aux sarkozistes, en vérité alors jusqu' à la droite de l’UMP, qui avait accompagné Nicolas Sarkozy jusqu’à l’Elysée.
Ce genre d’intervention ne pouvait laisser sans réactions le CNI, d’où ce communiqué publié ce jour :
| François HOLLANDE à Matignon c’est pour quand ? |
| Patrick DEVEDJIAN qui se déclarait, il y a quelques mois, "favorable à l'ouverture y compris jusqu'aux Sarkozystes" proclame aujourd’hui que « l'ouverture n’est pas un gadget et qu’il faut continuer à recruter à gauche » une déclaration qui a son piquant lorsqu’on la rapproche de la suspension de l’UMP de Jean-Pierre GRAND qui, lui, voulait aller plus loin encore en faisant élire un candidat socialiste. « Ce désordre montre qu’en se servant d’une baguette qu’il croit magique Patrick DEVEDJIAN joue les apprentis sorciers. Peut-être Patrick DEVEDJIAN souhaiterait-t-il désormais voir François HOLLANDE siéger à Matignon ? » s’interroge, sans malice, Annick du ROSCOÄT, Présidente du CNI.
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| Communiqué du 10 décembre 2007 |