Le courage de dire, la volonté de faire
Comme beaucoup de français j'ai été très choqué en fin de semaine dernière par les propos du ministre algérien des anciens combattants. Des propos antisémites et injurieux envers le Président de la république française à la veille de son départ pour un voyage d'état en Algérie. Des propos contre dit du bout des lèvres par le président Bouteflika.
Quarante cinq ans sont passés depuis la fin de la guerre d'Algérie, quarante cinq ans que tant que du côté algérien que du côté français les acteurs de ce drame tentent d'oublier. Une période de l'histoire de ces deux pays qui a marqué bien sûr le peuple algérien, mais aussi les "pieds noirs" qui aimaient leur terre natale, les moujahidines mais aussi les appelés du contingent français et encore plus les harkis. Les plaies sont et seront longues à cicatriser, mais ce n'est pas aux hommes en charge de la vie et de l'avenir denos pays de raviver ces haines et ces douleurs. Les politiques, les responsables de l'avenir de nos deux nations doivent donner l'exemple dans leurs propos et par leurs actes en favorisant et multipliant des partenariats économiques et culturels. Il ne doit plus y avoir place à ces discours. Le projet ambitieux d'une grande union économique et culturelle de l'union Européenne avec les états qui bordent la méditerranée est un sujet qui doit prendre le pas sur les drames du passé et ouvrir des horizons ambitieux pour nos peuples.
J' ai aussi été surpris et assez déçu par les propos du président Nicolas Sarkozy qui avait, avec raison, critiqué l'esprit de repentance qui depuis quelques années allait jusqu'à mettre en doute notre histoire de France en pronnonçant cette phrase à son arrivée à Alger : " Oui,le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre république: liberté, égalité, fraternité..." Après les propos tenus par le ministre algérien des anciens combattants et la campagne de presse qui a précédé ce voyage, ces quelques mots font repentance et ne manqueront pas de servir dans les mois et les années qui viennent de leitmotif permanent aux ennemis d'une entente franche et loyale entre nos deux peuples en demandant de plus en plus d'excuses.
Avec nombre de nos compatriotes, je supporte de moins en moins cette remise en cause permanente de notre passé. Notre histoire a fait ce que nous sommes, le pays des droits de l'homme, le pays où des millions de femmes et d'hommes de tous les pays du monde rêvent de venir vivre.